Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
7 octobre 2011 5 07 /10 /octobre /2011 11:53

Nous arrivons de bon matin dans la ville d’Ajmer, après une longue nuit de train, pleine de mouvements. Nous ne restons pas à Ajmer et partons prendre le bus pour Pushkar, petite ville à quelques kilomètres. Beaucoup de personnes nous ont parlés en bien de Pushkar. Lorsque nous arrivons un gars veut nous montrer son hôtel, avec des chambres pas chères. Nous le suivons et arrivons dans une magnifique maison, avec cour intérieures et chambres spacieuses. Après longues négociations, il nous fait un super prix (300 roupies), pour une belle chambre. On apprendra plus tard que les prix des différentes chambres varient entre 350 et 2500 roupies !!! On a vraiment bien tchatcherJ

Après installation, Toff se repose un peu et je vais découvrir cette petite ville et son lac sacré.

Pushkar, vue du lac

Il y a pas mal de tourisme au Rajasthan et donc pas mal de boutiques qui vendent des habits, de l’artisanat, des bijoux,… J’arrive au bord du lac, plein de vie. Les couleurs des saris qui sèchent sont vraiment belles. Les gens s’y baignent et s’y lavent. La ville de Pushkar aurait été construite ici car Brahma (dieu de la trinité indienne) y aurait laissé tomber une fleur de lotus. On y trouve un temple qui lui est dédié, ce qui est rare en Inde. Il y a donc un grand nombre de pèlerins en ville, ce qui lui confère une ambiance assez spéciale. Dans la ville, viande, œufs et alcool sont interdits. (Pour la viande et les œufs, c’est effectivement le cas, mais nous avons vu pas mal de gens, des touristes surtout, boire de la bière !!!). Après un tour du lac et de belles vues je retourne chercher le dormeur.

Pushkar, chameau

Nous partons ensuite dans le méandre des ruelles et sortons un peu de la ville.

Pushkar, ruelle

 Il a deux temples blottis sur des collines. Nous allons en découvrir un. Malheureusement le temple est fermé. Mais la montée suivis par les chèvres vaut la peine, juste pour la vue sur la ville.

Pushkar, vue d'en haut

Pushkar, singe

Nous resterons quelques jours à Pushkar, à faire quelques emplettes, flâner avec les amis Suisses rencontrés quelques semaines plus tôt et nous promener sur les collines. Lorsque nous sommes montés sur l’autre colline pour voir l’autre temple (chemin un peu plus long et bien épuisantJ), nous avons découvert à l’intérieur du temple une femme qui triait des offrandes. Toff, curieux, lui a demandé ce qu’elle faisait. En fait il y avait eu trois jours de festival et les gens avaient fait beaucoup d’offrandes. Elle devait trier tout ça. Elle nous a invités à l’aider et nous avons passés un super moment avec elle, dans un tas d’offrandes.

Pushkar, salle offrandes

Les gens donnent vraiment de tout. Beaucoup de henné, de bindi, de poudre pour la tika (point sur le front), une sorte de maquillage pour les yeux, des miroirs, des peignes, des élastiques pour cheveux, des bracelets, du rouge à lèvre, des tissus (comme des mouchoirs) et des centaines de saris.

Pushkar, offrandes

Nous avons passés bien 2 heures à trier tout ça (elle ça faisait deux jours qu’elle triait et c’était la fin). Ensuite, ces offrandes sont redistribuées aux pauvres. Un bon système. Nous passons une grande journée à trouver quelques cadeaux pour le papa de Toff, pas facile. Et nous passons aussi pas mal de temps à confectionner un carton et l’envoyer. Ici, tout prend plus de temps que chez nous et il faut remplir plein de formulaires,…

Le dernier jour à Pushkar, beaucoup d’animation dans la rue, de la musique, des danses. Au début on ne « s’inquiète » pas tellement, car en Inde il y a toujours quelque chose à fêter. Lorsqu’on sort, on se rend compte qu’en fait il y a un festival et plein de monde dans la rue. C’est en fait le Ganesh festival. Il y a plein de chars, avec des décorations de fleurs, des fanfares, des gens qui dansent, des chevaux bien décorés…  et un char est rempli de poudre rose que les gens jettent sur les passants, et nous avons été les passants, voilà le résultat J

Pushkar, poudre rose

Le must du spectacle et de l’animation se passe le soir. Depuis un toit nous observons l’agitation en bas. Les gens dansent à fond autour de chars à disco, autour de fanfare et il y a même un spectacle de feu, impressionnant. Grand festival.


Et de nouveau, nous voilà à la station de bus,

Pushkar, station de bus

direction Bundi, petite ville un peu plus à l’est. Après 6 heures de trajet sur une route bien pourrie, nous voilà arrivés. Il est grand temps d’aller manger. On trouve un p’tit resto sympa avec un carambole. Toff joue avec le gars, qui joue très bien. Il est impressionné par le jeu de ToffJ On a de nouveau trouvé une belle chambre pour pas cher. En fait comme ce n’est pas la grande saison au Rajasthan (heureusement pour nous), il y a moyen de tout discuter. On nous a même proposé dans la rue un resto avec 10% J et du coup on a de belles chambres pour rien, c’est cool, on a l’impression d’être dans des palais J

Bundi est une petite ville de 90000 habitants (très petit pour l’IndeJ).

Bundi, lac

La vieille ville construite sous le palace et le fort a un teint bleuté très joli. En fait on apprend que les maisons ont ce teint bleu pour garder la fraîcheur et éloigner les insectes.

Bundi, vue d'en haut

Nous partons découvrir le palace et le fort qui surplombe la ville. C’est vraiment des bâtisses impressionnantes.

Bundi, vue du fort

Il y a à l’intérieur une grande salle pleine de peintures murales assez étonnantes.

Bundi, peintures

Bundi, palace

Nous montons tout en haut de la colline pour se perdre dans le vieux fort (Taragarh, 14ème siècle environ)). Toutes les bâtisses sont sacrément en décomposition, mais donnent malgré tout un bon aperçu de la vie d’antan.

Bundi, fort

Plein de pièces, de balcons, de cours intérieurs, de vieilles peintures sur les murs…et aussi plein de singes. Eh oui maintenant que le fort est abandonné ce sont les singes qui habitent l’endroit. Ils se baignent même dans de grandes piscines vertesJ

Bundi, singe

Le lendemain nous voulions louer une moto pour aller à la découverte d’une cascade, mais la rencontre de 4 belges change le programme. Nous iront à la cascade en taxi, pour partager les frais entre tous. On fait bien une heure de route dans la campagne avant d’arriver à ce site magnifique. Au début on se demande bien ou il va y avoir une cascade puisque le paysage est relativement plat. En fait la cascade est dans une gorge en dessous !!!

Bundi, cascade

On passe d’abord par un temple où un singe tente de m’intimider pour avoir nos bananes et allons ensuite nous poser pour contempler la chute. Toff et Pauline se baignent dans le bassin.

Bundi, baignade cascade

Ça fait du bien de sortir un peu de la ville, de se promener en campagne et de voir de l’eau relativement clean. Le lendemain, une grande journée de transport nous attend. Nous partons d’abord à la gare vers 6h30 du matin. Malheureusement pour nous le train aura 2heures de retard, pas facile de bon matin. Nous nous arrêtons sur la route à Chittorgarh, pour aller visiter son énorme fort. Un touk touk nous propose un bon prix pour nous amener là-bas, faire la visite et nous ramener à la station de bus. Mais avant tout il nous amène manger un super bon thali dans un resto local (où ils servent uniquement des thalis). On nous ressert indéfiniment en différentes préparations (lentilles, légumes, curry, yahourt,…) et en chapatis.

Le fort de Chittor est comme une citadelle. Depuis le bas de la ville, on peut contempler ses remparts sur la colline, super étendus (en tout 28km2 de terrain). Le fort à été construit au 8ème siècle. Il fut assiégé plusieurs fois et restauré finalement en 1905. Jusqu’au 16ème siècle la ville se trouvait à l’intérieur des remparts. Aujourd’hui elle s’étend en contrebas et seuls quelques habitants y vivent encore.

Chittor, tour de la victoire

Dans la tradition Rajput, le code moral était « la victoire ou la mort » et à chaque fois que la défaite était imminente, les soldats s’habillaient d’orange et partaient pour l’ultime bataille pendant que les femmes et les enfants se donnaient la mort dans un suicide collectif (appelé jauhar). Ceci arriva assez souvent au fort de Chittor !!! La visite comprend un nombre assez incroyable de divers bâtiments : anciens palais, multitudes de temples, tours, bassins, anciennes écuries pour éléphants et chevaux,… les sculptures sont vraiment belles et notre imagination travaille. 

Chittor, temple

Chittor, ruine

Après cette halte vraiment intéressante et riche d’histoire, nous partons pour prendre le bus jusqu’à Udaïpur, destination finale de la journée. Après 2 heures de route et encore un touk touk, nous débarquons dans une maison familiale vraiment sympa. On nous offre de quoi goûter le souper et on passe un peu de temps à discuter avec cette famille sympathique.

Udaïpur est une ville de 400000 habitants, et la vieille ville entoure le lac Pichola, rempli d’eau seulement après une bonne mousson. Nous avons de la chance de le voir plein d’eau J

Udaipur, vue du lac

Udaïpur a été crée après le dernier sac de Chittor, au 16ème siècle. Le city palace surplombe le lac et la vieille ville.

Udaipur, vue city palace

Il y a aussi, au milieu du lac un ancien palace qui s’est transformé en hôtel. On dit d’Udaïpur que c’est une ville très romantique…ça reste à prouver !

Malheureusement la chambre qu’on avait donne sur la rue et est très bruyante alors nous décidons de changer de guest. Un peu triste car la famille est vraiment adorable. Nous trouvons une chambre avec vue sur le lac. Mais nous irons sans doute dire des coucous à la famille durant notre séjour. Le city palace est le palace le plus grand du Rajasthan et est orné de plein de balcons et de coupoles.

Udaipur, city palace

Plusieurs Maharanas l’ont construit, partie par partie. Le début de la construction date du 16ème s. Il y a une multitude de pièces et on pourrait s’y perdre. Des pièces sont ornées de mosaïques, d’autres de miroirs  et de verreries ou encore de peintures et de sculptures. C’est vraiment du beau travail.

Udaipur, sculpture

La vie des Maharajas devait vraiment être difficile quand on voit ces énormes palais J J J

Udaipur, palace, salle d'amusements

Udaipur, garde

Ce soir nous allons passer la soirée avec la belle fille de la famille, qui va nous apprendre à faire le thali. On participe à l’élaboration du dhaal (lentilles), des gombos farcis d’une pâte épicée et des chapatis. Super moment avec elle. On joue aussi au fameux carambole avec son fils. Vraiment, tous les indiens y jouent et commencent tôt J

Udaipur, famille

Nous visitons également un musée installé dans un haveli restauré (un haveli est une demeure traditionnelle richement décorée, bâtie autour d’une cour intérieure). Le musée consacre quelques pièces à des objets d’autrefois et certaines pièces restituent les lieux comme avant. Un bon aperçu de la vie à cette époque, avec la chambre à coucher, la salle de toilette des femmes, la pièce d’amusement, la cuisine,…. Le soir nous retournons dans une des cours de l’haveli pour un spectacle de danses traditionnelles du Rajasthan. On découvre de super beaux costumes, des danses pleines de grâce et avec chacune son histoire (danse pour le mariage, pour la fin de la mousson,…). La culture du Rajasthan est vraiment riche et on apprend beaucoup sur la vie des maharajas, des forteresses, des palais et sur la culture locale. 

Nous partons ensuite pour la ville de Jodhpur, un peu plus au nord. Connue comme la ville bleue et pour son fort majestueux. Eh oui là nous sommes dans le pays des forteresses. Jodhpur est une grande ville et nous pensions arrivés dans une ville bruyante, pleine de monde,... En fait nous sommes surpris en bien, la ville nous plaît bien au premier abord, pas tellement de touristes (puisque beaucoup visitent le fort en une journée et continuent la route), beaucoup d’artisans dans les rues et une jolie vieille ville. Jodhpur a été fondée en 1459, par le chef du clan rajput des Rathore.

Nous commençons la visite par un fameux thali local,mmmhhh.

Jodhpur, thali

Nous partons ensuite découvrir le fort, perché sur la colline.

Jodhpur, Merengharh

De nouveaux, c’est vraiment majestueux. Cette fois avec le prix d’entrée on a le droit à un audio guide. On se laisse donc guider à travers la forteresse au son de l’histoire de « Mehrangarh » (nom du fort), construit au 15ème siècle.

Jodhpur, palais 2

Jodhpur, palais

Jodhpur, chambre du fort

Jodhpur, chambre du fort 2

Jodhpur, armes

Jodhpur, palanquin

A Jodhpur se trouve aussi un « mini Taj », un mémorial tout de marbre blanc dédié à un Maharaja. Ces édifices en marbre sont vraiment beaux et respirent le frais.

Jodhpur, lac du mini Taj

Il fait bon de flâner dans les rues de Jodhpur.

Jodhpur, vue

Jodhpur, tissus

Lorsque nous sommes allés du côté de la vieille ville nous nous sommes  fait alpaguer par un papi qui ramenait les petits enfants de l’école. Il nous a alors pris sous son aile et nous a amené dans les petites ruelles jusqu’à un point de vue magnifique sur les maisons bleues de la vieille ville.

Jodhpur, vue vieille ville

Nous avons aussi acheté des épices et avons eus plein d’explications sur comment et quand les utiliser. Dans un shop, on nous a même expliqué les différentes qualités et comment les reconnaître. De même pour le safran. Vraiment intéressant. C’est aussi dans ces ruelles que nous avons goûtés le lassi à la cardamome et au safran le plus crémeux du monde, à manger à la cuillère, mmmmmhhhhh. Nous avons trouvé un petit resto sympa avec un gentil cuisto bien doué. Nous avons mangé plusieurs fois chez lui et j’en ai donc profité pour prendre quelques notes J

Notre dernière destination du Rajasthan sera Jaisalmer, la ville aux portes du désert. Nous décidons de prendre le bus local, à la surprise de pas mal de gens (« mais la route est pourrie, c’est trop long, les bus touristiques c’est mieux »…). Malgré tout nous passons un voyage tranquille sur une des plus bonnes routes qu’on ait prit en Inde…comme quoi !!! Arrivés à Jaisalmer, c’est un peu la déception. Beaucoup de rabatteurs et tout le monde qui veut te vendre un tour en chameaux dans le désert. « Mais pourquoi tu vient à Jaisalmer si tu veux pas faire du chameaux ». Ben nous on vient pour découvrir la ville et être un peu tranquille pour nos derniers jours en Inde. Le ton de la ville a changé, nous sommes dans un teint jaune, construit avec du grès.

Jaisalmer, vue de la ville

Un peu du style des villes proche du désert du Sahara. La vue sur le fort est très belle.

Jaisalmer, fort

Nous iront y flâner 2 fois, dans un méli mélo de ruelles.

Jaisalmer, palais

Jaisalmer, ruelle

Les maisons (havelis) ont une architecture super belle, avec leurs balcons sculptés.  Mais tout n’est pas rose, la surpopulation et une mauvaise gestion des eaux entraine l’affaissement de la citadelle, construite vers le 12ème siècle. La cité était avant sur la route des caravanes entre l’Inde et l’Asie centrale et de superbes bâtisses ont été construites au fil des siècles. Aujourd’hui, la ville est en position stratégique entre le Pakistan et l’Inde. Nous avons visité un musée, constitué avec une collection privée d’un vieil homme. Il détient plein de pièces anciennes de toutes sortes, instruments de musiques, objets rituels, temples mobiles, marionnettes traditionnelles,… un musée intéressant, mais qui devrait est entretenu un peu, car les objets tombe un peu en ruine. Nous allons aussi nous promener sur les rives du petit lac, joli avec de beaux bâtiments autour.

Avec toutes ces villes, nous avons eu un bon aperçu du Rajasthan et avons été assez conquis. Les rajahsthanis sont sympathiques et accueillants. Et les forts vraiment majestueux. Une bonne plongée dans l’histoire de cette région.

Nous avons rejoins Delhi avec le train sleeper, accompagnés comme d’habitude d’une bonne clique d’indiens. Arrivés à Delhi nous avons retrouvé Raju et son guest et la rue un peu transformée. Tous les shops qui étalaient leurs articles dans la rue ont du les rentrés, ce qui donne l’impression que la rue est deux fois plus large J


Nous avons vraiment appréciés tout ce que nous avons vu en Inde, pays tellement diversifié en tout (architecture, religion, paysage, histoire,…). L’Inde est un pays énorme et nous en avons découvert seulement une petite partie. Mais les indiens sont parfois un peu fatiguant et nous sommes bien content de nous envoler vers la contrée du Népal, un pays que j’apprécie beaucoup.

 

Repost 0
Published by Ga et Toff - dans 07-2011 INDE
commenter cet article
11 septembre 2011 7 11 /09 /septembre /2011 16:12

Nous voilà donc arrivés dans la petite ville de Manali, dans l’état de l’Himachal Pradesh. Manali attire beaucoup de touristes indiens et de voyageurs à cause de son climat sympathique (pas trop chaud), de la forêt et des sports proposés. Il y a aussi beaucoup de gens qui viennent ici pour le charas, évidemment. La ville de Manali est entourée de montagnes, de forêts, de rivières et de cascades, la vue est vraiment jolie.

Vashisht, vue

On se trouve une chambre entre old et new Manali vraiment pas chère (150 roupies, 2euros 50) très grande, avec télé, eau chaude et super grand balcon, que demander de plus ??? J

Manali, chambre

On va se manger un morceau dans un resto avec plein de jeux, dont un carambole, jeu très joué en Inde. On se fait une partie avec le patron qui me met KO (Toff lui est pas mal doué !!!) Ensuite on va se faire une bonne sieste pour récupérer de nos deux jours de bus intense. En fin d’aprèm on retrouve Micael, qu’on avait rencontré à Leh et on part se faire des parties d’échecs et une session wi-fi dans un resto. Journée jeu J Le soir on fini dans le guest de Micael avec ses potes israéliennes. Eh oui ça c’est un des grands trucs en Inde, les voyageurs israéliens. En fait après avoir fait leur armée, quasi tous les jeunes partent faire un grand voyage. Et on les retrouve particulièrement en Inde, c’est impressionnant. Dans certaine ville bien touristique (comme Leh ou Manali par exemple) on trouve même des maisons juives, qui aident les israéliens sur différents trucs comme par exemple la bouffe. Car les religieux doivent absolument manger kasher. Certains amènent carrément de la nourriture d’Israël et n’achètent en Inde que des légumes et choses kashers. Le jour du shabbat (du vendredi soir au samedi soir) ils ne doivent pas faire d’effort, ne pas cuisiner, ne pas prendre de transports, ne pas allumer la lumière etc…. C’est intéressant en Inde on apprend plein de truc sur la culture israélienne J

Dans le resto ce midi on a vu une action contre l’alcool. En fait les resto n’ont pas le droit de vendre de bière mais pas mal le font quand même. Des inspecteurs sont venus contrôler le resto et ont trouvés des bouteilles, qu’ils ont confisquées et mit sous scellé. Impressionnant.

Le lendemain est consacré à l’écriture et à la rencontre des deux japonais qui sont là depuis un mois et demi. Ils sont arrivés en Inde, sont montés à Manali et ne sont jamais repartis J

A Leh nous avions acheté de la confiture maison d’abricots, alors ici on trouve du bon pain et on se fait des p’tit déj au guest. Ça fait du bien de ne pas devoir sortir et manger toujours dehors. En Inde c’est le premier pays où on ne se fait pas à manger nous même. Alors c’est sûr ça fait du bien, c’est cool d’aller au resto, de manger différent que ces derniers mois en Amérique du Sud mais des fois on est content de rester à la maison et de ne pas sortir !!! J Ici nous profitons de notre cool chambre pour écrire beaucoup et lire (j ai pu échanger des livres et là je suis prises dans un qui est énorme…). On est au calme et le temps passe assez vite. Le soir on va manger avec notre ami Yoon qui s’en va demain à Delhi, jeu de cartes et rigolade.

On va se faire quelques promenades dans la forêt alentours, à la rencontre des temples avec les amis japonais.

Manali, amis japonais

La forêt ici nous fait un peu penser à chez nous, beaucoup de pins et de fougères. C’est marrant y a dans la rue des gens qui promènent des yaks. Les gens montent dessus et prennent des photos (ahhh il serait mieux dans la nature ces animaux !!!). Il y a aussi des lapins angoras que les dames essayent de te mettre dans les bras pour une photo et un peu d’argent, vraiment risible et triste pour les animaux. Mais par contre j en ai touché un et j’ai jamais touché un truc aussi doux, hallucinant. Les temples sont assez beaux et très différents de ce qu’on a vu jusque là, faits avec des pierres et du bois.

 

Manali, temple

On va aussi une fois visiter le village en face de Manali, Vashisht. C’est un village en long, avec beaucoup de restos, d’agences, de boutiques,… mais le but de notre visite c’est une promenade dans la forêt pour découvrir une cascade.

 

Vashisht, cascade 1

Ce n’est pas très loin mais super joli, l’eau est un peu fraîche mais ça fait trop du bien de mettre un peu les pieds dans l’eau. Quelques jeunes indiens motivés font des sauts et se baignent.

 

Vashisht, cascade

Ensuite nous retournons à New Manali pour chercher un bus qui descend vers Chandigarh et Haridwar. Il n’y a pas de bus direct pour Haridwar, où nous voulons aller, nous allons donc sur Chandigarh. Il n’y a que des bus de nuit donc pour une fois on se dit qu’on va prendre un bus « touristique », qui n’est que 25 roupies de plus que le local. Parce que le bus local on « aime bien », on n’est pas trop pour les bus touristique, mais pour une nuit complète on ne se voit pas trop dans le bus local. Bref, départ prévu pour le lendemain soir. Le dernier jour nous profitons de nous balader dans le old Manali, tout en haut. En fait Manali est « divisé » en deux. En bas, où se trouve la station de bus, on est dans le new Manali, avec des petits hôtels, des restos indiens et des boutiques indiennes, ville indienne quoi.

New Manali

Dans le old Manali on est dans le quartier touristique, que des shops pour touristes (habits, sacs, …) et des restos où on trouve pizzas, pâtes, bouffe mexicaine, israélienne,… au menu, on n’a pas vraiment l’impression d’être en Inde à part les indiens dans la rue J

Old Manali

Et tout en haut il y a le vrai old Manali, le vieux village. C’est là que nous flânons et nous y découvrons de superbes vieilles maisons en pierres et en  bois, c’est vraiment joli avec une architecture différente de la ville.

Old Manali, village

Le temple est aussi pas mal, toujours dans le même style bois et pierre.

Old Manali, temple

On va se manger un morceau avant d’aller faire nos sacs et prendre le chemin de la station de bus. Le bus est bien plus classe que les bus locaux, c’est sûr. Les sièges sont même inclinables (bon ça n’a encore rien à voir avec les bus du Brésil ou de l’Argentine, mais bon). Nous prenons nos places, avec quelques autres israéliens et quelques indiens. Le bus commence en douceur, on met peut-être une heure pour faire dix kilomètres !!! Pour ça il n’est pas plus rapide que le bus local J Deux-trois heures plus tard on s’arrête à une intersection pour prendre des gens. Hallucinant, le bus se remplit d’israéliens, ça fait un peu collo de vacances. On se sent bizarre dans ce bus, on préfère mille fois les bus locaux. Vers 23h le bus s’arrête pour une pause « manger » (il était temps !!!). On mange un thali et là, surprise dans l’addition. Le chauffeur nous a arrêté dans un resto bien plus cher que d’habitude, encore un truc pour soutirer l’argent des touristes, grrrrr. Bref, la nuit est longue car il est difficile de dormir avec la route pourrie et les freins qui grincent à tout bout de champ. Nous arrivons à Chandigarh vers 5h30 du matin et là encore, une petite magouille pour soutirer des sous. Le bus s’arrête dans une rue où il n’y a rien à part des touk-touk. Pourtant normalement le bus doit nous déposer à la station de bus. On gueule un peu sur le chauffeur, car tout le monde veut aller à la station de bus, mais pas moyen. En tout cas ils sont solidaires les indiens quand il s’agit de prendre un peu de sous aux gens. Les touk-touk demandent 50 roupies pour aller à la station de bus. On refuse et je trouve un policier qui me dit que la station est à 10 min de marche de là, facile à pied !!! C’est vraiment des sacrés s…. de nous arrêter là juste pour que tout le monde paye, et la moitié des gens ont payé bien sûr. Bref je pense que ce sera notre première et dernière expérience en bus touristique. Arrivés à la station de bus, nous reprenons un bus local direct pour Haridwar, à environ 5heures de route. Il s’arrête pour le p’tit déj dans un petit boui boui.

Route Chandigarh-Haridwar

Le chauffeur brûle tous les feux rouges, comme s’ils n’existaient pas et klaxonne à foison. Pour moi, le premier truc à changer en Inde serait abolir les klaxons. La vie serait bien plus paisible J Nous arrivons à Haridwar vers 11h30, sans encombre. Ah oui dans les bus en Inde, il y a une pancarte interdit de fumer, mais la moitié des chauffeurs fument en conduisant. Des fois on voit même des gens aller dernière dans le bus, ouvrir les fenêtres et fumer. Ça fait longtemps que c’est aboli chez nous ça J Nous arrivons à Haridwar, bonne ville indienne et trouvons un guest pas très loin de la station de train. Haridwar est une ville sacrée pour les hindous, qui viennent faire leurs ablutions, prières, pujas dans le Gange. Il y a plein de temples parsemés dans toute la ville.

Haridwar, temple 1

Il y a aussi pas mal de ashrams, lieux de retraites ou d’enseignements d’un gourou, avec yoga, méditation,… Nous allons manger dans un resto indien, patates avec cumin pour Toff et mix veg bien épicés pour moi. J’aime bien ces restos, avec pleins de casseroles et la bonne ambiance indienne. Ensuite repos de guerriers du bus. Dans l’aprèm, nous allons nous promener dans les rues de cette ville bien vivante. Il y a plein de petites rues avec des boutiques qui vendent de tout, de l’encens, aux épices, aux pickles, aux jouets pour enfants, aux bracelets en tout genre.

Haridwar, pickles

 

Haridwar, poudre à bindi

Haridwar, bouffe de rue

On se croirait un peu dans un festival chez nous, avec plein de bordel. Il y a aussi beaucoup de bouteilles en plastique à vendre, de toutes les tailles. En fait les gens achètent ça pour pouvoir ramener de l’eau du Gange chez eux (mmmhhh qui en veut par la posteJ) Il y a aussi vraiment beaucoup de temples, cachés dans tous les recoins, avec des architectures et des couleurs différentes.

Haridwar, temple

Nous arrivons finalement près du Gange, vers le gath principal des puja. Il y a déjà beaucoup de monde, installés sur les marche, attendant la cérémonie du couché du soleil. Les gens se baignent, font des offrandes, avec les brahmans (prêtre) ou seul. Le courant est très fort à cet endroit et il  a carrément des chaines pour retenir les gens. Nous nous asseyons et restons là environs 2heures à observer les gens et leurs habitudes. L’ambiance est vraiment particulière et envoûtante.

Haridwar, gath puja

Il y a des gars officiels qui font des discours aux gens et qui donnent des reçus en échange d’un don. Une petite puja a lieu avec le couché du soleil et beaucoup de gens font des offrandes au Gange (des fleurs posées dans un panier fait de fibres naturelles, avec de l’encens et une bougie).

Haridwar, offrandes

Lorsque les offrandes se baladent sur l’eau avec la bougie allumée, cela donne encore une touche à l’ambiance déjà superbe. C’est vraiment un endroit touchant. Derrière notre guest, il y a un temple et nous sommes dans trois jours de festivals, en plein milieu. Comme d’hab, nous sommes suivis par la musique qui est à fond. En Inde il y a vraiment des fêtes et festivals tout le temps, pour toutes les raisons et les dieux différents J

Le lendemain matin nous partons nous renseigner sur les trains, bien full comme d’habitude. On verra donc plus tard pour le super quota. Après le petit déj nous partons faire une ballade. Nous montons sur une colline pour aller découvrir un temple. Sur le chemin pour monter nous voyons plein plein de singes, de deux sortes différentes. Il y a les communs qu’on voit souvent et des singes avec des poils gris vers la tête, vraiment supers beaux !!!

Haridwar, singe

Les gens sur le chemin vendent plein d’offrande pour le temple. La vue sur la ville et la vallée avec les différents bras du Gange est vraiment belle.

Haridwar, vue

Le temple en soit n’est vraiment pas très joli de l’extérieur. A l’intérieur, il y a beaucoup de monde et quelques statues. Pas exceptionnel. Nous rencontrons alors deux belges et redescendons avec eux…en téléphérique. Eh oui ils ont installé un téléphérique qui monte sur la colline. Pour le fun on redescend donc avec les deux belges.

Haridwar, temple sur la colline

Nous allons ensuite nous re promener dans les petites ruelles et sur les bords du Gange.

Haridwar, Gange

Après une petite bouffe indienne, on va voir une énorme statue de Shiva un peu plus loin et nous retournons en fin de journée au ghat de la puja.

Haridwar, statue shiva

De nouveau c’est plein de monde mais toujours aussi prenant. Nous sommes cette fois de l’autre côté et on voit mieux la cérémonie du feu. Toff fait une offrande. Toujours plein de couleurs, d’offrandes, de prières,…

Haridwar, gath puja 2

Haridwar, gath puja 1

Ce matin nous allons à la station de bus pour nous rendre à Rishikesh. Beaucoup de gens nous disent que c’est un peu la version touristique de Haridwar. Mais on est quand même curieux d’aller voir. On prend le bus pendant environ 1 heure. A l’arrivée c’est l’assaut des rickshaws, car le Gange est un peu loin de la station de bus. Deux autres voyageurs veulent aussi prendre le rickshaw. Ils commencent la négociation mais nous on le sent pas, c’est beaucoup trop cher on pense. J’ai des infos comme quoi on peut le faire en rickshaw collectif pour 10 roupies et là les deux autres voyageurs veulent partager un rickshaw pour 150 roupies à 4. Faites le calcul y a un problème. On les laisse payer leur rickshaw beaucoup trop cher et on part un peu plus loin. Là effectivement on nous prend pour 10. C’est toujours pareil, faut jamais négocier avec les gars qu’attendent le bus, ils sont beaucoup trop corrompus, il faut s’éloigner et prendre les transports communs que les locaux prennent. Eux ne peuvent pas payer 150 roupies ça parait logique non ??? Mais il y a des gens qui se disent « c’est que 2 euros aller c’est bon », mais non !!! Après c’est normal que tout soit plus cher pour les touristes puisqu’il y en a qui payent !!! Bref bref. Nous arrivons avec une japonaise qui vit là depuis un bout de temps et qui nous conseille un coin pas cher et tranquille. Elle avait raison c’est super sympa, avec un petit jardin et aussi une cuisine qu’on peut utiliser, cool J Le début d’aprèm sera occupé par la grosse lessive. Eh oui en voyage ça nous prend quand même du temps, tous les tant de jours, une session lessive J Nous partons ensuite nous promener vers le Gange, la vue depuis le pont est belle.

Rishikesh, vue du pont 1

Rishikesh, vue du pont

La région de Rishikesh est vraiment jolie. Avec le Gange qui traverse de belles collines bien vertes. Mais c’est vrai que c’est beaucoup plus touristique que Haridwar. Il y a plein de restos, d’hôtel, des cours de yoga dans tous les coins,…Mais pour se reposer c’est bien plus calme c’est sûr. Ce soir un bel orage éclate, vraiment beaucoup d’éclairs et de tonnerre et une bonne pluie, mais passagère.

Ce matin, 6h30, grande activité. Il nous faut aller à la gare pour tenter d’obtenir un ticket de train pour dans deux jours. Le quota ouvre à 8h et des fois en 15 minutes il n’y a plus de billets, car c’est ouvert en même temps partout en Inde ! Arrivés à la gare après deux touk touk collectifs, nous remplissons le petit papier et attendons que ça ouvre. Il est 7h du matin et le guichet ouvre à 8h. Nous avons de la chance, comme Rishikesh est une petite ville, il n’y a vraiment pas beaucoup de monde. A 8h tout le monde est devant les caisses, on nous prend le papier  et on espère que ça va le faire. Après quelques minutes, quand tous les gens ont donné leur papier, on passe au paiement. Yes, mission réussie, nous avons une place dans le train et même des « upper bed », la meilleure place J Nous rentrons tranquillement, faisons quelques courses et allons se faire un bon petit déj au guest, sur notre terrasse. Plus tard, nous allons rendre visite à la japonaise qu’on avait rencontrée le premier jour. Elle tient un petit café tout peace et il y a plusieurs japonais venus manger des sushi, c’est rigolo, ils sont marrants et très sympas les japonais qu’on rencontre J Le soir on se cuisine une bonne platée de pâte. Ça fait plaisir de pouvoir cuisiner après tout ce temps.

Le lendemain nous allons nous promener dans les ruelles en face du Gange.

Rishikesh, vache

Rishikesh, gath

En fin d’aprèm, nous allons sur le ghat pour assister à la puja. C’est joli mais très touristique.

Rishikesh, statue de shiva

On dirait qu’il y a autant de touristes que de locaux, c’est beaucoup moins envoûtant qu’à Haridwar. Mais bon on le savait et on se sera bien reposer à Rishikesh.

Rishikesh, couché du soleil

Maintenant il est temps de rejoindre le Rajasthan, plus au sud. Nous quittons Rishikesh, reprenons le bus pour Haridwar et attendons le train dans un des ces fameux boui boui indien. Nous avons le train à 15h30, jusqu’au lendemain matin. Encore un bon voyage. Il fait de nouveau bien chaud, fini les douceurs de la montagne ! Toff qui fait des bracelets se fait remarquer et une bande de gars veulent nous en acheter. S’en suit une longue négociation (c’est rigolo de négocier pour vendre cette fois et pas pour acheter). Ils nous en prennent 5 et sont trop contents, ça a fait l’animation dans le wagon pendant un petit moment J Avant de dormir on se prend un thali.

Train Haridwar-Ajmer

Oui car dans le train il y a tout le temps des gens qui passent pour proposer des trucs à manger ou  boire (chai, eau, boissons gazeuses, riz, arachides,…). Le trajet est toujours plein de surprises et de bruit, c’est le bronx ces trains mais c’est sympa J J J

Repost 0
Published by Ga et Toff - dans 07-2011 INDE
commenter cet article
30 août 2011 2 30 /08 /août /2011 16:00

Ce matin nous préparons les sacs pour continuer la route un peu plus à l’ouest. Un petit dej sur le toit de notre guest et c’est parti. En attendant le bus gouvernemental, nous essayons le stop. Un camion s’arrête et nous prend à son bord. Le gars ne parle pas anglais mais il va dans la bonne direction. On n’avait pas encore fait les camions indiens et je sens que ça va être une expérience. Pour le coup ils sont assez confortables et le lit est bien grand. Par contre ils sont vraiment kitch avec les tableaux des dieux indiens dans tous les sens et les 12 petites portes de placard en bois laqué  Le gars est sans arrêt entrain de nettoyer son tableau de bord avec un vieux chiffon……on avait déjà vu ça en Amérique, ça doit être un truc de routier ! Par contre il ne faut pas être pressé, je pense que la moyenne c’est 10 km/h. Arrivés vers le village de Likir où nous souhaitions faire une escale le camion passe tout droit. Il n’y a pas d’indictions et pas de village, on loupe l’arrêt !!!! Tant pis je croix qu’on est parti pour Leh la fameuse ville dont tout le monde parle en bien. On fait quelques arrêts, chai, lunch, coiffeur ou douche pour le chauffeur. La route est magnifique au milieu de toutes ces montagnes avec le bleu du ciel typique de ces régions d’altitude. On fait aussi un arrêt dans un temple sikh un peu avant d’arriver. A cet endroit un démon vivait et terrorisait les gens des villages. Le gourou Nanak arriva à pied et commença à prier. Le démon poussa une grosse prière du haut de la falaise pour tuer le sikh. Les villageois le mirent en garde mais il répondit que le démon lui avait envoyé un oreiller. Quand la pierre toucha le gourou, elle s’arrêta et rien de plus. Le démon content de son action alla voir si le gourou était bien mort. Voyant que non, il poussa de son pied la pierre pour finir son action. Celle-ci ne bougea pas, fou de rage, il mit un grand coup de pied dedans. Son pied s’enfonça dans la pierre. Il comprit donc qu’il ne pourrait plus ennuyer les gens du village et qu’il devait maintenant partir. C’est cette pierre qui est présente dans le temple et que les gens maintenant viennent admirer ! On continue ensuite la route et à 10 kms de Leh, le camion s’arrête et le chauffeur nous dit qu’il ne va pas plus loin !!!!!

Leh vue generale générale 2

Bon il faut continuer le stop ! On donne quelques roupies et attendons la prochaine voiture. 2 gars s’arrêtent et nous amènent dans le centre ville. Enfin on y est !!!!! Normalement il faut 4h ben nous on à mis 7h pour faire 100 kms. Aller on part à la recherche d’un guest. Le 1er complet, le 2ème complet, le 3ème complet, je commence à dépiter ……… j’en fais peu être 15 autres et toujours le même résultat ! Soit les tarifs sont exorbitants soit c’est complet ! On commence a vraiment dépiter et je me demande si on va rester dans cette ville. Moi qui pensais que ce serait tout petit et très joli, on se retrouve dans une ville hyper touristique. J’ai l’impression d’être à Disneyland. Il n’y a pas beaucoup de locaux et que des boutiques de souvenirs c’est dépriment.

Leh rue touristique

Heureusement qu’on croise des amis qui nous indique le chemin de guests et qui nous remonte le moral. On fini par trouver notre bonheur tout en haut de la ville mais vraiment tout en haut de la ville et pour 400 roupies ce qui est le plus cher qu’on ait payé en Inde. Bon la chambre est grande et propre et la famille est super sympa. Ils nous offrent le thé et les biscuits pour qu’on se détende un peu. C’est la première fois qu’on galère comme ça pour trouver une chambre, plus d’une heure et demie !!! On passera les quelques jours suivant à faire des allers et retours en ville, se reposer et faire les achats dont on a besoin. On en profite tant ici on trouve tout ce que l’on veut. On travail sur le blog, on va se promener dans la vieille ville.

Leh Vue du fort 2

C’est super sympa ces vieilles maison et ces tout petits chemins.

Leh Vue du fort 1

On va dans l’ancien fort-palais qui domine la ville. Il est super beau et très bien restauré.

Leh Fort

Il y a pleins de pièces et une superbe vue sur la ville. On tombe sur une exposition de photos où sont présentés les bâtiments importants du Ladakh avant et après rénovation. C’est incroyable ce que peuvent donner certain travaux.

La ville, en fin de compte, n’est quand même pas si mal, entourée de montagnes et de stupas avec son côté vieille ville.

Leh vue generale 1

Les gens sont très sympas et on ne se fait pas harceler de tous les côtés. C’est vrai que comme c’est touristique il y a plein de resto et quel plaisir de trouver des pizzas ou des pâtes à la tomate sur les menus. Un soir on monte visiter un des stupas qui domine la ville.

Leh stupa sur la montagne

Une bonne montée à pas lent car à 3500m d’altitude le souffle n’est pas le même. Ici il y a pleins de choses à faire en rapport avec la nature : trekking, rafting, VTT etc… Les gens viennent essentiellement pour faire du trekking.

Leh vue du palace 1

Ce samedi, nous prenons un bus pour aller visiter un lac qui se trouve à 7h de route. Le Pangong tso. La route est de nouveau bien accidentée et nous passons un col à 5360m. C’est la 1ère fois de ma vie que je vais aussi haut  un record.

Pangong Tso passage du col 2

Par contre à cette altitude il y a de la neige et il fait assez froid. C’est incroyable comme le temps peu changer du tout au tout en peu de temps.

Pangong Tso passage du col 1

Après quelques heures, les genoux qui touchent le siège de devant, les indiens qui mangent des chewing-gum dans mes oreilles, la musique à fond et le froid qui rentre par les fenêtres qui ferment mal je me demande pourquoi on s’inflige une route comme ça pour visiter un lac.


 

Je comprends aussitôt quand j’arrive car c’est un superbe endroit.

Pangong Tso vue générale 1

Le lac a des couleurs indescriptibles et les montagnes qui l’entourent avec leurs sommets enneigés sont vraiment magnifiques.

Pangong Tso vue générale 3

Le bus nous arrête à 7kms du village alors il faut qu’on marche où qu’on trouve un autre véhicule. Le temps de manger un thali dans les tentes qui se trouvent là et une famille nous propose de nous amener. C’est parfait car la maman possède un « home stay » dans le village qui compte 50 habitants. La maison est super sympa et très familiale, une cuisine, 1 chambre pour les touristes (5 lits), 1 chambre pour la famille et une pièce par laquelle on rentre où s’entassent quelques affaires. Simple mais suffisant. On passe la fin de journée avec Asif, un jeune indien cachemiri qui est aussi venu voir ce lac. Il est super sympa et j’en profite pour lui poser beaucoup de questions sur son pays et sa culture. Le soir avant le diner c’est mission traite des chèvres. La famille possède une centaine de chèvres Pachemina (avec leurs laines on fabrique les fameux tissus supers chers vendus en Europe) qu’il faut traire après leur ballade de la journée dans la montagne.

Pangong Tso pachemina

On est vraiment super content de pouvoir participer aux activités de cette famille. Comme un peu avant la traite où Gaeline a essayé de faire du yaourt en agitant un bidon en plastique. Le soir on se retrouve tous dans la petite cuisine au pied du fourneau à crotte de vache pour manger un thali. Cette pièce est un peu magique avec son odeur de fumée, ses murs noirs de suie et ses petites tasses et ustensiles de cuisine accrochés à l’étagère. Une atmosphère particulière y règne, une atmosphère familiale et rustique.

Pangong Tso dans la cuisine

Après une super nuit au calme(en Inde c’est rare…), on va faire une petite marche autour du lac avec Asif. Les couleurs sont encore plus belles qu’hier et le vent a cessé de souffler.

Pangong Tso vue générale 4

Pangong Tso vue générale 2

On se pose devant cette merveille de la nature ! En milieu de journée on retrouve Mickael, un français avec qui nous sommes venus au lac. Le soir c’est bonne discutions tous ensemble avec en plus un couple de Bulgare qui viennent aussi de faire un petit tour en Afrique de l’ouest (ah que de souvenir….)

Nous sommes lundi matin et l’unique bus de la semaine repart aujourd’hui. On serait bien restés quelques jours de plus mais pas le choix, on doit repartir. Le trajet retour est un peu long et à notre arrivée à Leh c’est le même bazar que la 1ère fois, toutes les chambres sont complètes. On se retape toute la montée pour retrouver une chambre ! Le lendemain c’est une journée lessive, écriture et courses en ville. Le soir nous sommes invités par Mickael à venir manger les momos dans son guest. Tout le monde prépare les momos avec la maman et on les mange tous ensemble. C’est un super moment et notre 1ère soirée en Inde avec des touristes. La maman donne les ordres et nous essayons de faire de notre mieux pour que les momos soit mangeables. A peine fini, on nous donne de la soupe, puis de la salade puis des momos. Allez encore un !!!! Allez encore un !!!! Ils sont super bon mais ça calle ces petites choses ! On passe vraiment une bonne soirée en finissant par les photos d’Afrique du couple Bulgare.

Depuis le temps qu’on en parle et qu’on en a envie, aujourd’hui nous partons en trek avec notre ami Yoon. Les choix de trek dans cette région, ce n’est pas ce qui manque mais il faut faire un choix. On décide donc de partir faire un « baby trek » de 3 jours à la découverte de quelques villages. Ayant quelques fois mal au genou on ne veut pas partir en haute montagne ou perdu de la civilisation si des fois il se passait quelque chose. On prend donc un bus pour le village de Likir (environ 3h de bus à l’ouest de Leh) d’où nous commencerons le trek. Ce village est super sympa avec ses maisons typique, son temple et un grand bouddha.

Trek vue 1

On trouve un home stay et passons la nuit là-bas. Il y a quelques touristes avec qui on échange nos aventures. Y’a un néo-zélandais qui vient de faire le trajet qu’on a prévu mais lui a mis 1 jour !!!!! . Ça promet !!!! Réveil de bonne heure, petit dej pas très bon et départ pour la 1ère journée de marche. Les débuts sont un peu difficile car on se sait pas exactement où se trouve le chemin et rien ne semble l’indiquer.

Trek c'est ou la route

Une petite heure après, alors qu’on est enfin au bout du village, on aperçoit enfin le chemin. C’est vraiment parti cette fois ci. On commence par une petite montée et une jolie série de stupas. Les montagnes sont super belles mais peut-être trop désertiques. On se fait alors une bonne descente avant de voir un village et une petite rivière. On s’y installe quelque temps histoire que Yoon puisse préparer son café. Un peu plus loin on refait une pause dans le village qui compte 3 maisons. Une femme qui travaillais dans un champ nous propose de boire le thé alors on accepte. Après tout on est là pour ça. Une petite heure plus tard on reprend la route et encore 2h de marche avec un petit col pour arriver à notre 1ère étape.

Trek vue 3

Le village de Yangtang est super sympa avec ses champs et sa rivière qui le traverse, c’est tout petit. A peine arrivés, on nous propose déjà un guest. Un peu cher à notre goût alors on va en visiter quelques autres. C’est un vieux monsieur qui nous accepte et qui nous prépare le déjeuner. Il est super sympa, seul dans la cuisine ce qui est plutôt rare. Il habite dans une vieille maison qui a une superbe vue sur les champs du village et les montagnes.

Trek vue 2

On se pose un peu et partons ensuite visiter le coin.

Trek Yangtang travail à la ferme

Le soir on se retrouve tous ensemble avec la famille dans cette pièce magique qui est la cuisine. Gaeline suit la préparation du repas, thukpa (soupe tibétaine). Le papa a la soupe devant lui et tour à tour nous donne notre part. 

Trek Yangtang repas dans la famille

Il y a aussi une troupe de gars qui sont venu de Delhi pour donner un coup de main dans les champs. Une bonne 1ère étape et un 1er village bien sympa. Aujourd’hui réveil à 7h30 et petit dej. à 8h : chapati, beurre et confiture d’abricot artisanale. En ce moment c’est la saison des abricots, il y en a de partout, ils sont tout petit mais très savoureux. Nous partons alors le ventre bien plein sur les chemins Ladakhis. On commence par une marche assez longue et fatigante le long d’une jolie rivière. C’est super magnifique mais marcher sur les gros cailloux me fait mal aux genoux.

Trek vue de la rivière

On fait quand même quelques pauses, certaine fois pour enlever les chaussures et traverser la rivière, ou une autre fois pour regarder un troupeau de chèvres sauvages qui se baladent avec aisance sur les flancs de la montagne. On passe aussi quelques énormes abricotiers dont on ne manque pas d’en goûter les fruits. On se fait alors une bonne montée sur la route pour arriver au monastère de Rizong.

Trek Rizong

Il est environ 12h30 et nous sommes déjà bien fatigués. Le monastère est super beau perché sur la montagne au milieu de rien, les hivers ici ne doivent pas être facile .On demande l’hospitalité et une bonne assiette de riz de dal (lentilles) et de légumes nous est servie  Heureusement car je pense que nos paquets de biscuits ne nous auraient pas suffit ! Ils nous donnent ensuite 3 matelas et on s’allonge une petite trentaine de minutes dans un bâtiment en cours de construction. Il est 2h30 et nous devons continuer la route car nous ne sommes pas encore arrivés. Le soleil est encore bien fort mais pas le choix. On commence alors une bonne montée à travers de jolies montagnes. Au bout d’un moment je ne vois plus le chemin mais tout ce que je vois c’est des montagnes énormes en face de moi. Je ne pensais sûrement pas que nous allions gravir la plus grande de toute. On monte, on monte, on monte encore ça devient de plus en plus dure, notre souffle est de plus en plus court et ça n’en finit pas de monter.

Trek montée difficile

On voit maintenant le petit chemin qui nous mène au col mais on n’est pas arrivés. On fait quelques pauses pour reprendre notre souffle et on repart. Je commence alors à avoir peur car le chemin est minuscule, en terre donc glissant, avec la fatigue, le vent, le sac au dos et cet énorme précipice …………… il faut vraiment être fou pour aimer ça .

 J’accélère alors la cadence pour arriver le plus vite possible là haut et redescendre dans le même temps ! C’est vrai qu’au dessus on a une vue magnifique sur les montagnes et une impression de grandeur. 

Trek Yoon et Toff

Mais je ne cesse de penser que la montagne c’est vraiment dangereux et qu’il faut faire vraiment attention. Je pense que c’est la 1ère et la dernière fois que je passerai un col à 3900m. La descente est aussi terrible voir plus que la montée car super pentue et glissante. C’est sur les fesses que je fais les premiers pas et plus ça descend et plus je me relève. Nous sommes maintenant tout en bas de ce gros précipice et devons encore rejoindre le village de Hemis Skupachan. Il est 6h du soir, nous arrivons, nous sommes crevé mais saint est sauf.

Trek Emis stupa

Encore une mission………trouver une maison familiale pour dormir. Les 1ères sont un peu chères donc on continue la montée à travers le village pour trouver notre bonheur. On arrive dans une famille super cool, chambres avec vue sur les champs, petite table dehors et thé à volonté. Le tout pour 300 roupies avec les 3 repas  Mon genou me fait souffrir et il était vraiment tant que l’on arrive. Aussitôt ils nous amènent le thé et les biscuits comme pour nous récompenser de notre effort, c’est vraiment trop sympa. Le summum sera le seau d’eau chaude que l’on nous donne un peu plus tard. Le soir on se retrouve tous dans la cuisine, les 2 grands parents, les 2 frères et la maman. Le papy lit les pages de tibétain pour la prière et la mamy tourne son moulin à prière. La maman fait à manger, le plus jeune regarde la TV (l’électricité est là de 20h à 23h seulement) et nous on joue aux cartes avec le plus grand. On ne trainera pas trop tant on est crevé de cette longue journée. Le lendemain c’est journée repos. Le coin étant idéal et mon genou douloureux nous préférons nous poser un peu. On se repose, on fait des bracelets brésiliens, on joue aux cartes moi j’écris beaucoup, etc…. Gaeline et Yoon participent à la confection des momos pour le repas du soir et moi je continue mon écriture.

Trek Emis repas dans la famille

Une bonne journée de repos dans une super famille et un super cadre.

les gens dans les villages vivent essentiellement de l'agriculture et de l'élevage. ils ont des champs d'orges, de patates, de lentilles et quelques vaches, chèvres ou yaks pour le lait et les différentes laines, c est un mode de vie encore bien rural et le tourisme n'a pas eu trop d'effets négatifs. Ce lundi 22 août réveil vers 8h00, un bon petit déj. avec la famille et c’est reparti. On commence par une petite montée suivie d’une jolie descente et nous voyons ensuite le chemin qui monte dans la montagne en face. C’est quand même moins haut et moins difficile que le 2ème jour alors doucement nous prenons le chemin une petite trentaine de minutes et nous voilà au dessus. En tout 2h de marche. Les montagnes sont toujours aussi belles et les vues au dessus aussi.

Trek dernière montée

On descend alors tranquillement jusqu'à la route puis jusqu’au village de Temisgang encore 2 bonnes heures de marche et un arrêt coca au milieu du chemin . Ce village est de nouveau construit au bord d’une grande rivière, il y a de grands champs et plein d’arbres fruitiers On voit aussi des tas d’abricots qui sèchent sur les toits des maisons c’est super joli.

Trek abricots qui sechent

Yoon veut en acheter quelques uns mais la dame lui en donne un énorme sachet pour 30 roupies qu’il arrive à lui mettre dans la main. Ce village est quand même bien plus grand que les quelques 1er mais tout aussi rural et typique. On se trouve une autre maison familiale pour dormir. Ils possèdent aussi un jardin que l’on squat un peu histoire de se reposer, de faire des bracelets et de discuter avec un jeune couple de français qui vient d’arriver aussi. Dernier repas du soir dans la pièce magique (la cuisine) discutions et dodo.

Voici un petit montage video realisé par Mr Yoon :-)

Thank you big brother :-)


 Ce matin, après le petit dej nous attendons le bus qui devrait passer. 1h plus tard toujours rien, on attend encore un peu et finissons par demander aux gens. Ils nous disent qu’en faite aujourd’hui il n’y a pas de bus !!! On monte alors à l’arrière d’une jeep  qui nous dépose à la grande route. De là nous tentons le stop et quelques minutes plus tard nous voilà sur la route de Leh. De retour en ville c’est encore la croix et la bannière pour trouver un guest et on se retrouve de nouveau tout en haut de Leh dans notre fameux Tak Tok guest house. Encore 2 jours de repos 2 aller et retour à la station de bus de l’autre côté de la ville pour avoir notre ticket pour Manali et c’est parti.

Leh stupa

Fini le Ladakh, les montagnes désertiques, la vie cool chez les bouddhistes etc…

Ce matin réveil à 3h45 départ à la station de bus (30 min de marche) Il fait encore bien nuit, on charge les sacs sur le toit et c’est parti. Il faut que l’on fasse les 470 kms qui nous séparent du reste de l’Inde sur une route soit disant très difficile avec plusieurs cols à passer (en fait cette route est utilisable plus ou moins de juin à octobre selon la neige, le reste de l’année les gens sont coupés du monde). Normalement les prédictions c’est 2 jours de voyage avec une escale pour dormir. Mais on a entendu des gens qui on mis 7 jours !!!!!!!! La 1ère partie jusqu'à Keylong se passe super bien. On a passés 2 cols, les montagnes sont magnifiques.

Route leh Manali vue 1

Route leh Manali vue 2

La route est plus ou moins accessible. On a quand même mis 13h30 pour faire cette partie de 350 kms donc une moyenne de 25 kms/h même dans les bouchons en pleine été en France on roule plus vite que ça On se trouve un petit guest à Keylong pour y passer la nuit. Keylong c’est une assez jolie petite ville encore dans les montagnes mais les gens s’y arrêtent juste une nuit pour continuer sur Manali. Le réveil sonne de nouveau à 3h15 et à 3h30 nous attendons le bus. En Inde c’est super important d’être le 1er pour être sur d’avoir une bonne place dans le bus. Si non tu te retrouve debout ou pire encore sur la banquette de derrière. Là je pense que tu sais ce que ressent un popcorn  On attend ! Normalement le bus part à 4h mais il n’y a personne. Le chauffeur arrive alors, tout le monde se rue dans le bus et c’est parti. On a le même bus qu’hier et le même chauffeur. C’est rassurant dans un sens mais inquiétant dans un autre car ce chauffeur est le king de la route mais aussi un grand malade. Je le vois encore prendre les raccourcis sur une route qui pour moi est déjà un raccourci (je ne sais pas si vous me comprenez mais en fait il coupe les virages en passant dans la montagne !!!) En plus on n’a eu au total que 9h d’arrêt. Ce n’est pas beaucoup pour la récupération de 13h30 de mauvaise route !!!!! Enfin on verra bien. Le début de route se passe super bien, toujours aussi jolies ces montagnes, on fait un arrêt chai et on commence la montée du dernier col. Les gens disent que c’est la merde mais pour l’instant rien de tout ça. C’est alors que les yeux du chauffeur commencent à se fermer doucement et que le bus ralentit du même coup !!!! On est de moins en moins rassurés y’a quand même un super grand précipice !!!!! Heureusement le chauffeur s’arrête et se passe un peu d’eau sur le visage. On lui donne aussi une clope et c’est reparti. On arrive alors dans la fameuse partie chaotique de la route. On ne pensait pas voir de la route plus pourrie que ce qu’on avais déjà vu mais alors là ça bat des records. C’est plus de la route c’est de la boue. 50 cm de boue bien glissante.

Route leh Manali boue

 

 

Les véhicules essayent de monter mais n’y arrivent pas et du coup bloquent le passage de tout le monde. Quand c’est un petit véhicule ça va mais quand c’est un camion c’est autre chose. Tout le monde s’arrête en haut ou en bas et regarde les autres galérer. Ah y’en a des gens qui parlent de la situation mais personne n’aide personne !! Démerde-toi ! A l’Indienne quoi ! On restera bloqué 30 min au 1er endroit et une bonne heure au second. Le temps de prendre des photos et ramasser des jolies pierres. Notre fameux chauffeur super énervé prend alors les devant et décide de passer. Il est vraiment fou mais il passe. A partir de là plus d’arrêt et à font jusqu'à Manali où nous arriverons saint et sauf Au total 6h30 pour 110 Kms. moyenne de 17 Kms/h. Les paysages ont bien changés sur cette dernière partie de route. D’abord un peu d’herbe, puis quelques arbres et ici, à Manali, de grandes forêts humides et pleins de végétations. Ça fait du bien après la sécheresse du Ladakh.

Route leh Manali vue 3

Repost 0
Published by Ga et Toff - dans 07-2011 INDE
commenter cet article
11 août 2011 4 11 /08 /août /2011 18:41

Nous faisons une dernière fois le tour du temple d’or pour nous imprégner encore de l’ambiance sikh et on boit un dernier chai. Nous partons ensuite pour la station de bus d’Amritsar et demandons les bus pour Dharamsala. On a une heure pour aller manger un p’tit bout et c’est parti pour 6h de voyage à travers de beaux paysages. On commence à monter dans la montagne. Nous sommes dans une partie de l’Inde où il y a plein de chanvre sur les bords de route, quand je dis plein c’est vraiment que ça pousse comme de la mauvaise herbe, hallucinant.

Route Amritsar-Dharamsala

Nous arrivons à Dharamsala vers 18h30 et prenons un autre bus pour MacLeod Ganj, à 20-30 minutes de là. La température est beaucoup plus clémente, un peu de frais ça fait du bien.

Dharamsala, vue 1

MacLeod Ganj est en fait le village où se trouve le gouvernement tibétain en exil. C’est là qu’habite le Dalaï-lama et une grande communauté tibétaine. Beaucoup de gens (voyageurs) viennent ici pour découvrir la culture tibétaine, faire des cours de yoga, de méditation, de cuisine ou encore pour faire du volontariat (souvent pour apprendre l’anglais aux tibétains). Nous arrivons juste de nuit et trouvons un guest sympa avec une belle vue sur la vallée. La chambre est énorme et nous avons un bon prix après bonnes négociations (250 roupies, 4 euros)J On s’installe et on va se faire une bonne mangeaille après tout ce bus. Nous rencontrons un couple sympathique, Jé et Mathilde et avons alors de bonnes discutions. Une bonne nuit de sommeil nous attend ensuite.

Le lendemain matin après le p’tit déj, nous retrouvons Mathilde et Jé et partons visiter les deux grands temples-monastères tibétains. Il y a, à MacLeod Ganj, beaucoup de tibétains en exil et aussi beaucoup de moines, avec leurs beaux habits bordeaux. Pour moi c’est un peu les souvenirs qui reviennent, j’étais déjà venue ici il y a 5 ans. J’essaye de me souvenir du peu de tibétain qu’il me reste et je retrouve aussi toute la bonne nourriture tibétaine (mo-mo, sorte de ravioli farci, thukpa, soupe de nouille, pain tibétain…). Nous visitons les temples et flânons ensuite dans les rues (en fait deux rues principales, c’est vraiment petitJ).

Dharamsala, rue

Nous partons faire une mini marche en direction de Bhagsu, assez squatter par de nouveaux hôtels. L’ambiance est bizarre, beaucoup d’hôtels, de petites boutiques, ça ne donne pas vraiment envie e rester là… Nous découvrons des bains de plein air, mais il n’y a que des hommes qui s’y baignent ! Il y a aussi une cascade un peu plus haut mais le temps est tellement couvert qu’on décide d’y revenir une autre fois. Eh oui le climat a changé, nous ne sommes plus dans les grandes chaleurs et le ciel bleu, ici le temps est très couvert et change super vite. On nous dit qu’il pleut quasi tous les jours, mais bon nous ça nous fait plaisir un peu de pluie J

Le lendemain, réveil matinal à 6h30 pour Mathilde et moi, nous allons faire un cours de yoga d’1h30. C’est un yoga tranquille, pas mal de stretching et quelques postures. Mais ça fait du bien de se concentrer un peu sur son corps et de faire quelques exercices.  Nous allons ensuite visiter le musée tibétain, qui retrace un peu l’histoire du pays depuis l’invasion chinoise. Ce sont de grands panneaux écrits en chinois, tibétains et anglais qui retracent cette malheureuse aventure tibétaine. C’est assez touchant, il y a pas mal de photos et quelques objets. Je ne vais pas vous retracer l’histoire ici je vous laisse faire des recherches J L’après midi sera tranquille pour nous, on se repose enfin de nos trois premières semaines d’Inde intensive.

Dharamsala, chèvre

Le matin suivant nous déjeunons sur le toit terrasse avec Mathilde et Jé avant d’aller voir la fameuse cascade. Mais lorsque nous sortons, plein de tibétains montent les escaliers. Une femme nous explique que le Dalaï-lama, qui était aux Etats-Unis, revient aujourd’hui. Tout le monde va donc l’accueillir dans la rue principale. Nous suivons le mouvement. Dans la rue, il y a vraiment beaucoup de monde, de l’encens brûle dans les mains, on attend impatiemment le Dalaï-lama.

Dharamsala, arrivée du Dalaï-lama

Après un bon moment, une file de voiture arrive, passe rapidement et tous les gens sont là entrain de tenter une photo. Mais on n’a même pas le temps de comprendre ou de savoir dans quelle voiture il était, que tout est déjà fini. C’était une scène assez rigolote. (J avais eu la chance il y a 5 ans de l’apercevoir vraimentJ). Nous allons ensuite marcher vers la cascade, le chemin n’est pas très long mais joli, il suit la rivière en montant et arrive vers une petite cascade.

Dharamsala, cascade

Des motivés se baignent, nous on monte encore un peu et on fait un p’tit pique-nique jusqu’à ce que la pluie soit vraiment menaçante. On fait une pause chai sur la route du retour pour laisser passer la pluie. L’après midi sera tranquille (ici la pluie de l’aprèm rend la sieste plus facileJ). On passe la fin de journée en discutions devant une bonne mangeaille. Le soir on invite nos acolytes pour un p’tit film sous la couette, c’est marrant, on dirait un dimanche sous la pluie par chez nous.

Jeudi, nous partons visiter le bas de MacLeod Ganj, où se trouve le musée de l’astrologie et de la médecine tibétaine. Il est tout petit mais c’est vraiment super intéressant. On peut observer avec quoi ils préparent toute leur médecine, des plantes, des minéraux,…pour obtenir finalement des médicaments naturels très efficaces. C’est vraiment une médecine fascinante. Toff n’étant pas très bien nous remontons la pente en direction de chez nous pour aller nous reposer.

Dharamsala, éléphant

Dans l’aprèm je retente un cours de yoga un peu plus long et plus intensif. Pendant ce temps Toff écrit sur le blog, car nous avons du retard J Quand je le rejoins, une forte pluie commence et nous démotive à ressortir. Nous allons donc manger sur notre terrasse. Souvent en Inde, les toits des guests sont utilisés comme resto-terrasse. Ici c’est assez agréable, sous quelques bâches, ils ont installés des tables basses et des coussins, propice au « chill out ».

Le lendemain matin, cours de yoga encore, j’en profite, et ensuite nous ne sortons quasi pas, on s’attèle à finir les prochains articles, je relis le texte de Toff, on trie les photos, on classe,… Le soir nous allons quand même dehors pour manger avec nos deux amis et publier les articles sur internet. Nous ne sommes pas en méga forme tous les deux, sûrement le fait de se relâcher après ces quelques semaines. Mais nous avons de la chance, MacLeod Ganj est un bon endroit pour se reposer et reprendre du poil de la bête J

Today, journée glande, eh oui on glande pas mal par ici, mais ça fait du bien. On rencontre deux nouvelles françaises, Aziliz et Lydie, super sympa. Après le p’tit déj, on va se faire une session film et dessin animé. Ensuite on retrouve Jé Mathilde Aziliz et Lydie pour aller manger dehors. Il est temps pour Mathilde et Jé de continuer la route, on leur dit bye bye, on fait quelques courses.

Le lendemain il pleut des cordes, mais là en continu, ce qui ne donne vraiment pas envie de sortir. On profite tout de même d’une mini accalmie pour aller acheter des cover bag (qui protègent les sacs de la pluie mais surtout de la saleté et de la poussière), on va essayer de préserver un peu nos sacs pour le reste du voyage.

Dharamsala, chien

Toff passe pas mal de temps au téléphone avec son frère et nous rentrons ensuite au guest. Le soir ce sera parties de cartes, bières et rigolades avec Aziliz et Lydie. Vers 2h les gens du resto nous font comprendre qu’ils aimeraient dormir, on ne s’étaient pas rendus compte de l’heure !!!

Lundi, dernier jour à MacLeod Ganj, encore de la pluie. Décidemment on aura vraiment pu se reposer ici, car le temps ne nous permet pas vraiment de sortir et de profiter de petites marches. Nous passons tout le début de journée à jouer aux cartes, puis on va faire les 2-3 derniers achats, manger une dernière fois tibétain et nous voilà en train de préparer nos sacs pour le lendemain.

Dharamsala, ça aura été un peu la pause dans ce premier mois. On a bien dormi, bien mangé et rencontrés de sympathiques personnes avec qui échanger. On en passe du temps à discuter de la vie en voyage J !!!

Dharamsala, vue

A 7h30 nous voilà ready pour partir à la station de bus, on redescend vers Dharamsala pour prendre le bus qui nous emmènera à Jammu puis à Srinagar, au Cachemire. Nous en avons à peu près pour 6h de bus pour arriver à Jammu, ville de passage où tout le monde s’arrête pour la nuit, où continue directement en jeep ou van pou Srinagar, quelques 10h plus loin. Les 6h passent assez vite, mais arrivés à Jammu, on se fait assaillir pas des chauffeurs de jeep. Nous ne voulons pas partir de suite, car rouler de nuit ne nous intéresse pas, on préfère se faire une nuit dans un lit et profiter du paysage le lendemain.

Route Dharam-Srinagar 1

Mais un indien sympa dans le bus nous explique qu’on peut encore continuer 1h30 avec le bus pour arriver à Udhampur, ville beaucoup plu calme et clean que Jammu. En plus on gagne un peu de temps sur la route du lendemain. On écoute ses conseils et c’est vers 18h que nous atteignons enfin Udhampur. Là on ressent tout de suite que peu de voyageurs s’arrêtent là. Personne ne nous agresse, tout le monde nous regarde, un peu comme des extra-terrestres. Il n’y a pas beaucoup de guest et tous sont assez glauques, surtout lorsqu’on arrive de Dharamsala… J’en trouve finalement un, la chambre sent le renfermé mais ça a l’air plus ou moins clean. Ce n’est que pour une nuit alors ça fera l’affaire. On est crevé, on mange et on va se coucher pour avoir le courage de se lever pour la grande journée de bus qui nous attend encore le lendemain.

Vers 8h30 nous sommes à la station de bus, mais aucun bus ne va à Srinagar, nous dit-on. On descend la rue et là on nous indique le croisement ou passe les jeeps et mini vans pour Srinagar. En tout cas on ressent la différence d’avec Jammu où tout le monde nous sautaient dessus pour Srinagar. Finalement c’est un policier qui nous accoste et nous demande où on va. Il demande à un gars, on se dit cool, on va avec lui mais en fait ce n’est qu’un rabatteur. Il arrête un mini van et nous fait monter. On discute le prix et on se rend compte que le gars attend une commission. Un peu fâché (surtout Toff qui montre des dents), on ne veut pas payer le chauffeur avant d’être à destination. Le chauffeur finit malgré tout par donner une commission au rabatteur. Si on avait su on aurait arrêté un van tout seul. Car même si ce n’est que 20 roupies, c’est sûr que c’est nous qui les payons dans le prix du voyage… Bref, on est quand même content, le prix pour ce mini van de 12 places est quand même dérisoire, et c’est beaucoup plus confortable que le bus local. C’est donc parti pour la route de montagne, mais à la mode conduite indienne. Ce sont des cols avec beaucoup de virages, mais ça n’empêche pas les indiens de dépasser tout le temps. En fait on dirait que celui qui dépasse à la priorité sur les autres, tout le monde doit freiner pour le faire passer sinon c’est l’accident. On passe souvent entre les gouttes, c’est un peu « dangereux » on va dire.

Route Dharam-Srinagar 2

La route est belle, on monte dans différentes vallées, il y a plein de forêts de pins, de rivières,… on fait quelques pauses sur la route, pour manger et se dégourdir les jambes. Tout le long de la route il y a des camps militaires, vraiment beaucoup, avec des postes de gardes, des barbelés, plein de gars avec des mitraillettes, c’st vraiment impressionnant. On n’avait jamais vu autant de militaires au km2. C’est à cause de la situation politique au Cachemire, région prisée pas l’Inde et le Pakistan depuis l’indépendance. Les derniers gros problèmes remontent à 2008, mais depuis c’est assez calme. Malgré tout la tension règne, on le sent. Le Cachemire a été pénalisé au point de vue touristique par ces problème politiques. Les touristes hésitent encore à y monter et les ambassades déconseillent fortement d’y aller (mais ne vous inquiéter pas on y est ressorti vivant et sans problèmes). Nous arrivons donc à Srinagar vers 16h, après une belle route et plein de militaires J La spécialité de Srinagar, ce sont les house-boats, parsemé sur le canal et le lac Dal.

Srinagar lac Dal 1

Les premiers house-boats datent de l’époque coloniale. En fait ce sont les britanniques qui y habitaient, faute d’avoir accès aux terres. Aujourd’hui on en trouve des plus récents, mais qui essaye de garder l’ambiance qu’il y avait à cette époque, avec les lustres, le bois sculpté et les salons confortables. Nous on hésite avec les house-boats, car les prix ne sont pas donnés. Nous rencontrons à la gare deux belges qui dorment sur un house-boat, eux ont le forfait tout compris avec la nourriture et les sorties. On discute en cheminant et ils nous invitent à voir leur house-boat, c’est l’occas pour nous. On suit le canal et on découvre les premiers house-boat, de loin pas tous luxueux.

Srinagar vue derriere des houses boats

On arrive finalement où ils dorment et on après négoc avec le gars, on y reste pour la nuit pour 250 roupies (4 euros), même moins cher que dans les guests alentours, la classe.

Srinagar passerelle de notre house boat

Bon notre house-boat est roots, avec douche au seau, mais ça n’est pas la première fois J

Srinagar chambre dans le house boat

C’est sympa et calme de se retrouver au bord de l’eau, d’observer la vie des piroguiers, car la vie ici se passe sur l’eau. Nous on est attaché au bord par une passerelle mais beaucoup de house-boats sont au milieu de l’eau et plus loin sur le lac. Il y a donc un grand nombre de « shikara » (nom de la pirogue) qui circule sur l’eau, ça donne une ambiance assez paisible. Il y a aussi un petit côté touristique, des hommes arrivent en shikara avec toute sorte de choses à vendre, des produits de beauté, aux chips, boissons, cigarettes, en passant par des habits traditionnels, des bijoux, des boîte en papier mâché,… Mais pour toute cette vie sur l’eau à découvrir, on est bien content d’avoir trouvé ce p’tit house-boat, quand même un des attrait majeur de Srinagar.

Srinagar lac Dal 5

Notre première journée, nous profitons de l’endroit et faisons connaissance avec la famille qui habite là. En fait ils ont un bateau au milieu où ils dorment, cuisinent, vivent, et un bateau de chaque côté pour accueillir des gens. Nous faisons donc notre lessive en discutant avec les femmes de la famille, très sympathiques. Elles nous préparent le thé et on partage de bons moments. C’est une des premières fois qu’on a un réel échange avec des gens, sans parler business, qui sont vraiment sympathique et généreux. La vie sur les bateaux est simple, la cuisine super roots, tout se fait par terre sur des planches en bois. Il y a un robinet raccordé, mais on se rend vite compte que toutes les eaux usées sont directement reversées dans le lac. Ce qui ne donne malheureusement pas trop envie de se baigner. Aïe Aïe Aïe la pauvre faune et flore.

Le lendemain on rencontre deux français, Jacqueline et Eddy, avec qui on va passer un bout de journée. On se redonne rdv en fin d’aprèm pour aller faire un tour de pirogue. En attendant, on retourne au bateau et on se fait inviter à manger par les filles, du riz, des petits légumes et des patates épicées. Franchement super bon.

Srinagar repas dans la famille

On se sent un peu partie de la famille, à manger avec eux dans la cuisine, ça nous fait super plaisir. Nous retrouvons ensuite nos deux compères et louons deux pirogues (2 par 2) pour aller se promener dans les méandres des canaux et des house-boats qui parsèment le paysage. Il est 17 heures mais il fait encore bien chaud. Ici il fait super chaud la journée et un peu frais la nuit, parfait pour bien dormir. En se promenant ainsi on se rend compte du nombre de bateaux qu’il y a. De l’extérieur, on voit tout de suite le luxe de certains, c’est vraiment impressionnant.

Srinagar lac Dal 3

C’est vraiment sympa de se promener paisiblement sur l’eau. Après 2 heures de pirogues (à avoir galérer un peu au début pour se mettre dans le mouvement et ensembleJ) nous rentrons gentiment et invitons nos deux amis à venir boire le thé et visiter le bateau.  Notre famille est vraiment chou et généreuse, ils nous offrent le thé souvent et on peut en redemander sans autre. Au Cachemire, la spécialité n’est plus le chaï (thé au lait) du reste de l’Inde mais un thé vert sucré agrémenté de cardamome et de cannelle, c’est super bon. On nous dit même que de temps en temps on y rajoute de l’amande pilée et un petit peu de safran.

Nous organisons une petite sortie avec Jacqueline et Eddy pour le lendemain matin 5h.

Nous nous retrouvons chez nous tôt le matin et cette fois, nous nous faisons guider sur une plus grande pirogue pour rejoindre le marché flottant très matinal. Il fait encore nuit lorsque nous partons. Le piroguier nous emmène dans un dédale de canaux, à travers les lotus, les oiseaux qui se réveillent, les house-boats, les autres pirogues, pour arriver sur le lieu du marché flottant.

Srinagar aigle sur le lac Dal

C’est en fait un coin de rivière où toutes les pirogues et les commerçants se retrouvent tôt le matin pour vendre des légumes. Tout se passe sur l’eau, le pesage, la négociation, l’échange des marchandises.

Srinagar marché flottant 2

Il y a différentes variétés de légumes, des tomates, des oignons, des courgettes, des concombres, des choux-raves des épinards, des pommes de terre,...

Srinagar marché flottant 3

Et de voir tout ces légumes, ces pirogues s’entrechoquer, les commerçants s’agiter est super impressionnant.

Srinagar marché flottant 5

Il y a aussi quelques personnes qui vendent des fleurs, des biscuits, mais ils sont assez rares comparés aux commerçants de légumes.

Srinagar marché flottant 1

Srinagar marché flottant 4

Nous sommes restés à peu près une heure devant ce marché sortant de l’ordinaire, et sommes rentrés par d’autres canaux, pouvant cette fois observer les champs et les cultures. C’est vers 8h que nous rentrons chez nous, allons prendre le p’tit déj et retournons dormir un peu J Plus tard dans la journée, nous allons manger dans un resto indien. Ce sera Alu pour Toff et palak paneer pour moi. (Alu-patate, palak-épinard, et paneer-fromage frais). Le tout avec quelques chapatis ou rotis (pain plat typique de l’Inde), ou naan (pain un peu levé, souvent à l’ail ou au fromage). Nous rencontrons alors 2 chiliens et ça nous fait plaisir de parler un peu espagnol. On part avec eux visiter un des jardins moghols. Il y en a plusieurs, tous construits sur le même modèle, en terrasse, avec des bassins et des fontaines.

Srinagar jardin Mogol 1

Comme nous sommes samedi, il y a énormément de groupes d’écoliers et d’indiens qui se promènent où se baignent dans les différents bassins. Le jardin est joli et on a une vue sur le lac Dal.

Srinagar jardin Mogol 2

Il y a toujours ces indiens fameux avec leurs appareils photos et on fait pas mal de prises de vues. Comme les deux chiliens ont aussi des rastas, on ne passe pas inaperçus. Des fois des gens bloquent complet sur les cheveux des trois acolytes, c’est assez marrant de marcher derrière eux et d’observer la réaction des indiens. Faut que je filme ça une fois ça vaut le coup J Après cette balade dans les jardins nous retournons en bus en ville et passons la soirée en discussions.

Dimanche nous passons du temps avec la famille et je prends quelques photos d’une des sœurs (qui est engagée et va se marier prochainement) qui aimerait envoyer des photos d’elle à son futur mari. Elle s’est toute bien habillée et pose dans le salon du plus beau  de 3 house-boats. Moment rigolade avec les deux sœurs. Nous allons ensuite visiter un musée plus loin en ville. Nous traversons tout un marché qui se déroule sur les trottoirs, un peu comme un marché aux puces où on trouve de tout.

Srinagar marché au puce 1

Le musée que nous visitons se construit en différentes salle, toutes avec un thème différent. Des objets archéologiques, des énormes statues, des collections de peintures, des costumes, des tissus, des objets en papier mâché, d’anciens textes, une collection d’armes et une étonnante collection d’animaux empaillés assez effrayante. Le musée est assez intéressant, le bâtiment plein de cachet mais rien n’est entretenu, tout tombe un peu en décrépitude. On dirait que le musée n’a pas bougé depuis qu’il a vu le jour, dommage. Mais on apprend qu’ils veulent quand même déplacer les collections dans un autre bâtiment, il serait temps ! De retour en ville, ayant flânés dans le marché, on fait développer les photos pour la sœur et elle est toute contente lorsqu’on les lui donne. Le grand frère a ressorti leur shikara  de l’eau et l’a nettoyée. On en profite pour aller faire un petit tour avant le coucher du soleil, en écopant de temps en tempsJ C’est vraiment sympa ces ballades sur l’eau, c’est tout paisible.

Srinagar lac Dal 2

On sort le soir pour manger et lorsqu’on rentre au bateau, on se fait « engueuler » car ils voulaient nous inviter à manger pour nous remercier des photos. Toff se voit quand même « forcé » de goûter le mouton. Ils sont vraiment attentionnés. Nous reportons donc l’invitation au lendemain midi.

Lundi nous profitons de la journée pour écrire dans le carnet, pour lire et glandouiller un peu. On mange avec la famille vers 14h30, de nouveau un bon repas offert. En fin d’après-midi nous irons encore une fois se balader en shikara cette fois jusqu’au grand lac.

Srinagar lac Dal 4

On aura vraiment profité de ce lac et des pirogues, c’est vraiment une belle région. (Les gens disent souvent que le Cachemire ressemble à la Suisse, avec ses lacs, les montagnes et les forêts de pins). 

Nous avons enfin pris la décision de partir demain, difficile, tous les jours on repousse J Nous partons donc à la station de bus pour réserver une place pour le lendemain, destination Kargil, à mi chemin de Leh, au Laddhak. Le grand bus local est complet mais on paye 90 roupies de plus (1 euros 50) pour un autre bus local mais plus petit. On retourne ensuite déjeuner et on invite nos amis chiliens pour un thé au bateau. On passera du temps tranquille sur la terrasse. En discutant avec un des frères, le plus business, il arrive à nous convaincre de partir avec lui en shikara  pour nous montrer la grande mosquée blanche. Ah oui j avais oublié, depuis aujourd’hui c’est le ramadan qui a commencé. Les musulmans vont s’abstenir de manger du lever au coucher du soleil pendant un mois. Ça me refait penser au Burkina où on avait vécu le ramadan il y a un an déjà !!! Nous acceptons l’invitation du frère et partons avec nos amis chiliens en shikara, avec piroguier. Le frère devait aider à pagayer mais ne trouvant pas de pagaye le chemin a doublé en temps et nous avons mis à peu près 3h pour arriver à la mosquée. Le chemin pour y aller est tout de même magnifique, traverse des champs de lotus, les montagnes reflètent dans le lac…

Srinagar lotus de loin

Srinagar lotus de près

Le petit village où se trouve la mosquée est sympa avec son petit marché et ces énormes galettes de pâte typique d’ici.

Srinagar grand beignet

Après un peu de visite on refait le chemin dans l’autre sens. Le frère nous a un peu eus car il nous avait dit 3h aller-retour et on a au moins mis 5h30. Ce n’est pas si grave mais comme c’était notre dernière journée par là, on aurait bien voulu passer un peu de temps avec la famille et les amis rencontrés ici.

Srinagar lotus au couché du soleil

Nous rentrons de nuit et allons dire au revoir à tous le monde (les amis et les gars du resto très sympathiques). Ensuite il est temps de préparer nos sacs et de faire nos aux revoir à la famille, on est un peu triste de les quitter.

Srinagar Toff avec les frangines

De bon matin nous quittons notre petit bateau pour la station de bus, nous avons de la route à faire aujourd’hui. Notre bus, un peu plus petit, parait assez confortable. Nous mettons les sacs sur le toit et c’est parti vers 9h du matin (une heure de retardJ). Il n’y a rien pour tenir les sacs sur le toit et vu la route qu’on doit accomplir on est un peu stressé. On demande au chauffeur qui n’en a visiblement rien à faire. Lorsqu’il s’arrête pour l’essence, c’est Toff et un israélien qui vont installer la bâche sur les sacs ! Nous commençons la montée dans la montagne, nous avons un col à 4147m à passer. Le paysage est vraiment magnifique, des forêts, des belles rivières, des glaciers au loin accrochés sur les montagnes.

Route Srinagar-Lamayuru 1

Le début de la route est pas mal, encore asphalté. On s’arrête pour manger un bout et ensuite la route commence à être de plus en plus sinueuse et dangereuse. Il n’y a plus d’asphalte partout, la falaise est de plus en plus haute et les dépassements deviennent impossibles. Si on a le vertige, vaut mieux ne pas regarder en bas !!!

Route Srinagar-Lamayuru 2

Et tout le long, il y a énormément de poussière. On fait ce qu’on peut pour s’en protéger mais on finit tout de même par être complètement asséché de la gorge et du nez, c’est un peu comme si on passait une semaine dans un festival bien poussiéreux J

Route Srinagar-Lamayuru 3

Notre voyage se passe sans encombre et nous arrivons vers 18h à Kargil, où le bus s’arrête pour la nuit. Kargil est une petite ville musulmane de passage, qui me rappelle un peu les villes frontières. Les gens dorment ici parce que le bus s’y arrête sinon on continuerait. Nous recherchons une chambre pour la nuit qui va être courte, puisque le bus repart le lendemain à 5h. On va se manger un morceau et on ne fait pas de vieux os ce soir là. Mais juste avant d’arriver en ville on a observé des dizaines et des dizaines d’abricotiers. On en profite pour acheter 200 g pour le voyage de demain, avec un cake et des biscuits.

Le lendemain c’est reparti pour le bus, mais il est difficile de rester éveiller. J’arrête pas de m’endormir et de me réveiller (parce qu’il ne faut pas croire qu’il est facile de dormir secouer dans tous les sensJ) en plus vraiment pas de chance mais nous avons de nouveau quelques piqûres de nos amis les petites bêtes de lit. Bon vraiment rien comparé à la dernière fois. Nous sommes maintenant dans les montagnes désertiques, il n’y a plus de végétation, à part à l’orée et aux alentours des quelques villages que nous traversons.

Route Srinagar-Lamayuru 4

Ici l’hiver doit être particulièrement rude. La route est vraiment sublime, une des plus belles qu’on ait jamais prise mais aussi une des plus dangereuse !

Route Srinagar-Lamayuru 5

Vers 9h30, le bus passe à côté du village de Lamayuru, où nous avons décidé de faire halte pour un ou deux jours. Le bus nous laisse en haut de la montagne et il nous faut descendre avec nos sacs dans une caillasse pentue, un peu chaud papaye !

Lamayuru, vue

Nous cherchons un home stay, guest familial, et trouvons une chambre plutôt sympathique, mais avec salle de bain qui laisse vraiment à désirer, mais bon ça fera l’affaire. Lamayuru est un tout petit village laddhaki, construit à flan de colline. Le monastère bouddhiste surplombe le tout. C’est vraiment particulier et très joli.

Lamayuru, maisons traditionnelles

Nous déjeunons dans le salon traditionnel laddhaki de la famille et dans l’après midi nous allons visiter le monastère. L’entrée est de 50 roupies, pour la restauration des bâtiments et la vie des moines. On a une jolie vue de là haut. L’intérieur du monastère est assez vieux, il y a comme souvent des thanka (sorte de peinture sur tissu), des sculptures en beurre et tsampa (farine d’orge), toujours éphémères, des lampes à beurre, d’anciens textes bouddhiques et bien sûr beaucoup de photos de différents lama influents. Beaucoup de divinités sont aussi représentées, comme le bouddha de la compassion par exemple. Tout autour du monastère on retrouve des moulins à prière et c’est en les tournants qu’on propage les mantras ou prières qui se trouvent à l’intérieur.

Lamayuru, moulins à prières

Il y a aussi beaucoup de drapeau tibétain qui grâce au vent, propagent aussi leurs prières. C’est un monde assez fascinant. Nous nous promenons un peu dans le village en pierre

Lamayuru, maisons traditionnelles 2

et trouvons un petit resto avec une cour sous des abricotiers, propice à l’écriture et à la détente. On y restera jusqu’au soir, lorsque la température est un peu plus fraîche pour une bonne nuit de sommeil.

Le lendemain matin on écrit encore beaucoup et on va se promener un peu vers la rivière,  les champs et les vieux stupas.

Lamayuru, vieux stupa

Le soir à 18h nous allons assister à la puja (sorte de prière et offrande) dans le monastère. A la base fermé, nous demandons si nous pouvons assister quand même à la puja. Le moine nous fait rentrer et nous allons nous asseoir dans la petite pièce du fond. Le moine commence alors la puja, il est tout seul. Il allume des lampes à beurre, de l’encens et s’assoit. Il lit alors des textes bouddhiques à une rapidité folle, il chantonne un peu. La façon dont il récite les textes met presque en transe. Il utilise aussi une sorte de tambour, une cloche et deux « timbales ». La puja dure environ ¾ d’heure et nous sommes assez envoûtés, entre les textes récités, l’encens qui brûle et les peintures et masques alentours.

Repost 0
Published by Ga et Toff - dans 07-2011 INDE
commenter cet article
22 juillet 2011 5 22 /07 /juillet /2011 18:53

Ce matin nous partons pour la station de train. C’est de nouveau la guerre avec les rickshaws, non mais franchement il faut voir les tarifs qu’ils nous proposent et l’agitation que l’on provoque. Arrivés à la gare on galère un peu  à trouver notre quai et on monte finalement dans notre train, il est environ 10h15. Nos places sont là mais le train est franchement dégueulace. Ils sont vraiment crado ces indiens ! Une petite sieste, un peu de discussion et nous arrivons à Gaya vers 15h30. A la sortie du train on rencontre 3 françaises et c’est l’occas. de partager un rickshaw. Nous allons maintenant à Bodhgaya. 30 min plus tard nous arrivons dans le petit village et allons manger ensemble. On discute beaucoup et vers 18h30 nous partons prendre notre chambre dans un monastère Tibétain, au grand bonheur de Gaeline.

Bodhgaya, monastère tibétain

La chambre est super grande et propre et nous sommes avec les moines Tibétains Trop cool ! (Gaeline est un peu triste, elle a beaucoup perdu le tibétain depuis 3 ans, trop de langues dans le cerveau depuis) Bodhgaya est une petite ville au nord est de l’Inde. Beaucoup de moines viennent ici pour prier, méditer et étudier. C’est un grand centre spirituel chez les bouddhistes car c’est là, sous un arbre, que le Bouddha a atteint l’éveil. Ce soir, alors que le soleil commence à se coucher, nous allons faire un tour au magnifique temple Mahabodhi inscrit au patrimoine mondial pour voir ce fameux arbre.

Bodhgaya, temple Mahabodhi

C’est super beau à la lumière du soir, tout est gratuit et on sent de bonnes vibrations à cet endroit. On s’arrête quelques minutes pour contempler l’arbre et le temple.

Bodhgaya, arbre de la Bodhi

Puis on continue notre marche dans les grands jardins et vers les moulins à prières qu’on ne manquera pas de faire tourner. En sortant du temple, on va se balader dans une petite rue parallèle où là le décor change radicalement. Alors que le chemin pour aller au temple est joliment pavé et rempli de marchands en tous genres l’autre route est beaucoup plus chaotique. De la terre, des déchets, des trous dans la route, des bonnes odeurs … et un tas de petites échoppes beaucoup moins reluisantes que dans la rue principale. Il est un peu tard et les boutiques ferment tour à tour alors nous allons manger et nous retournons à notre guest. Heureusement que 2 gars qui passent par là nous aident à frapper sur la grille car nous ne savions pas, mais les portes du monastère ferment à 22h Notre 1er jour sera un jour de repos surtout pour moi qui n’arrive pas à dormir depuis quelques jours. Gaeline en profite pour faire le tour des temples qui se trouvent dans le coin.

Bodhgaya, temple boutanais

En fin de journée c’est une mission internet pour publier un article. Ensuite on retourne au temple principal s’assoir un peu sous le fameux grand arbre. Les quelques jours suivant on se baladera dans les temples avoisinants.

Bodhgaya, grand Bouddha

Comme c’est un lieu privilégié, chaque pays, Thaïlande, Chine, Japon, Bhutan, Tibet……… a construit un temple a proximité. Il y en a vraiment de partout, tous aussi beaux les uns que les autres. C’est fou comme l’architecture peut changer d’un pays à l’autre.

Bodhgaya, temple thailandais

On ira tous les jours voir l’arbre de la bodhi et entrer dans le temple, endroit vraiment envoutant et plein d’énergie.

Bodhgaya, enceinte temple Mahabodhi

On discutera beaucoup avec nos amies françaises et quelques personnes d’ici (volontaires ou voyageurs).

Ce mercredi soir nous allons à la station de train et attendons notre 1er train  pour Patna. La gare de Gaya est très très sale comme toutes les gares en Inde. Entre les milliers de déchets, le sol collant, les gens qui pissent sur les railles et la chaleur je vous dis pas les odeurs. Le soir c’est hallucinant car les indiens viennent en masse pour dormir dans la gare. Des familles complètes qui attendent le train ou je ne sais quoi qui dorment sur un simple bout de tissu !!!! C’est assez déroutant de voir toute cette misère.

Gare de Gaya

Il est 1 heure du matin et notre train arrive. Normalement nous avons des numéros de sièges mais là pas moyen de trouver notre wagon et le train est bondé. Je dis bien bondé. Je ne sais pas pourquoi, si les gens ne payent pas les tickets, ou s’ils sur bouque le train mais il n’y a pas de place, c’est la galère. On pousse les gens pour monter et on se tient debout au milieu de tout le monde se faisant pousser de tous les côtes. Avec nos sacs, pas facile ! Un peu plus tard un gars super sympa amène Gaeline au milieu du wagon et en dégageant les gens lui trouve une place assise. Il vient me chercher quelques minutes plus tard et me supplie de venir aussi. Je lui explique que j’ai les sacs mais il les prend et insiste. Je fini par le suivre à mon tour. Merci beaucoup si non c’était 2h debout pressé comme une sardine, entre 1h et 3h du mat. Par contre moi qui ne connaissais pas vraiment le regard  indien si connu par les voyageurs alors là je peux vous en parler. Evidement tout le monde hallucine de nous voir là et nous mate plutôt bizarrement. Ils essayent de savoir d’où on est et comment on s’appelle. Ils nous font écrire nos noms sur un papier et le font circuler dans tout le wagon. Ça parait assez drôle mais je vous promets que c’est super gênant de se faire mater comme des animaux par un wagon entier. Le pire c’est un indien qui était au dessus qui descend de son perchoir, s’étend un coup mine de rien, se met à 1m de moi et bloque sur mon visage. Je vous jure pas moyen de le faire lâcher son regard. Comme si vous regardiez un animal pour la 1ère fois avec des yeux d’enfant et fasciné par ce spectacle vous ne pouvez pas détourner le regard et ben c’est ça le regard indien. Franchement on ne sait plus ou se mettre et que faire pour détourner son attention. C’est dans des cas comme ça qu’on se dit « qu’est ce que je fais en Inde » !!!!!!! Est-ce bien de visiter ce pays et de créer un tel choque culturel ? Enfin, notre train arrive en gare vers 3h du matin je suis épuisé et à bout de nerfs. Nous attendrons encore 1h à Patna avant de prendre l’autre train pour Amritsar à 28h de chemin d’ici.

Toff, train

Nous traversons donc complètement l’Inde de l’est à l’ouest pour arriver à la ville d’Amritsar, assez au nord. Environ 34h de voyage au total. Le paysage est super magnifique. On passe par des grandes villes comme par des petits villages. On traverse des champs de riz complètement inondés par la saison des pluies ou des petites forêts. Il y a beaucoup de verdure ce qui rassure un peu car dans les villes ce n’est pas vraiment ça. On arrive donc à Amritsar vers 11h du matin avec tous les Sikhs que l’on a récupérés sur le chemin. Ils sont trop beaux, les Sikhs, avec leurs turbans noir ou orange, leurs grandes Djellaba blanche et leur grande barbe bien entretenue. Les Sikhs sont souvent appelés dans les grandes négociations car ils sont réputés comme droits et respectueux. Normalement ils portent un poignard à la ceinture en signe de pouvoir et de dignité. Un bracelet d’acier en signe de courage (et paraît-il pour la circulation du sang), un peigne pour retenir leur longue chevelure et un caleçon long qui symbolise la modestie. C’est tout une culture que l’on va découvrir dans cette ville et plus particulièrement au temple d’or. A la gare rien ne change, c’est toujours la guerre des rickshaws mais quelques Sikhs nous prennent sur leurs épaules et nous conduisent au temple d’or.

Amritsar, temple d'or 2

Alors là pendant 2 jours on va complètement halluciner. Le temple d’or c’est genre un énorme complexe où on trouve tout. C’est comme une grande maison. On peut y dormir, y manger, y prier, ou encore y travailler tout est là et pour tout le monde. Le comble du comble c’est que tout est gratuit ! Il y a même un service de bus gratuit Par contre il y a beaucoup mais beaucoup de monde. Le tabac et l’alcool sont strictement interdits dans le temple et aux alentours. Nous arrivons dans un dortoir spécialement prévu pour les voyageurs. Plutôt simple, quand même climatisé et gratuit ! On nous donne un lit et un casier pour nos sacs. On n’y croit pas, mais si, tout est bien gratuit. Ensuite avec 2 gars qu’on vient de rencontrer nous partons manger dans la cantine. On n’y croit pas tant il y a de monde et tant ça va vite. On prend notre assiette, puis notre verre puis notre cuillère et on nous installe par terre avec tous les indiens.

Amritsar, cantine temple d'or

1min plus tard un gars arrive avec des chapattis, puis un autre avec un seau de lentilles, puis un autre avec un seau de riz et le repas peut commencer.

Amritsar, repas cantine temple d'or

On hallucine complètement ! Pendant que l’on fini notre assiette, des gars sont déjà entrain de nettoyer la salle pour les prochaines personnes. On se dépêche alors et partons visiter le temple et son petit lac. C’est super joli au milieu de beaux bâtiments en marbre, il y a un petit lac et au milieu du lac se trouve le temple d’or ! Franchement trop beau.

Amritsar, temple d'or 1

On commence à marcher et on tombe sur un sikh que l’on avait croisé dehors et que l’on avait un peu envoyé chié pensant que c’était un guide. En faite c’est bien un guide, il nous propose de nous faire la visite mais tout ça gratuitement. Il a l’air super sympa alors on accepte. Quelle chance, il est vraiment super mais super sympa et nous explique tout sur la culture sikhs et nous fait visiter le temple. On commence par les cuisines. Tout ici est ouvert à tout le monde, on peut aller partout et tout le temps. Les cuisines sont immenses et la nourriture super saine.

Amritsar, cuisines du temple d'or

Ils écoulent 150 bouteilles de gaz par jours !!!! Tout est lavé et relavé, on peut même boire l’eau car elle est filtrée. Il nous explique que 3500 personnes mangent toutes les 15 min alors imaginez ce que ça représente toutes les heures ou tous les jours !

Amritsar, préparation chapatis temple d'or

S’il y avait quelque chose de pas mangeable ou de pas buvable imaginez les dégâts. Ils font donc super attention à tout ce qui est nourriture. De ce coté pas de problèmes !!! C’est quand même rassurant ! Nous allons ensuite dans un lieu très peu connu … les catacombes. C’est ici que les décisions importantes étaient prises dans l’ancien temps. Il nous dit que les Sikhs sont les seuls à avoir résistés a l’invasion musulman et c’est les seuls à ne pas s’être soumit à la religion musulman. Il nous dit qu’en quelques sorte, les Sikhs ont sauvé l’Inde de l’envahisseur car ils ont refusés de se soumettre et on réussi à combattre l’armée arabe. Il nous explique aussi que la « religion » Sikh est la seule à être complète et à offrir ce que la personne veut. Il dit que par exemple qu’en on arrive dans un endroit ce que l’on veut en 1er lieu c’est un coin ou dormir ou se reposer. C’est pour cela qu’il y a les dortoirs. Ensuite on veut manger et boire : c’est pour cela qu’il y a de l’eau potable et la cantine. Maintenant, reposé et nourrit on est prêt à réfléchir et à apprendre. Pas mal comme point de vue non ? On va ensuite dans le temple d’or en lui-même.

Amritsar, temple d'or

Il y a une énorme file d’attente mais sur le côté il y a une autre file. Cette file est spécialement faite pour les gens qui n’ont pas le temps et qui veulent quand même aller à l’intérieur. On la prend et en 5 min nous voilà dans le temple. C’est magnifique, il y a des incrustations de pierres précieuses, des peintures super belles et toute la journée y’a des gars qui lisent le livre sacré des sikhs accompagnés de musique live. Le temple est recouvert de quelque 700kg d’or. La couverture qui protège le grand livre coûte 10000 euros et est changée tous les jours. Toute la communauté vit grâce à des dons et grâce à quelques sikhs qui ont des places à l’assemblée. Franchement c’est super mais super beau. Il nous explique aussi que l’eau du lac est filtrée et que tout l’ensemble du temple est lavé 2 fois par jours. Les tapis sont nettoyés et changés et les marbres lavés par plein de personnes. Il faut le voir c’est incroyable. Ils sont très exigent au niveau de la propreté. Franchement ici on n’est pas en Inde !!!! On passera ainsi 2h avec notre ami avant qu’il nous quitte pour aller guider d’autres touristes. Nous montons ensuite dans une tour qui se trouve dans le ‘’complexe’’. De la haut nous avons une jolie vue sur la ville et on voit bien que le temple est vraiment hors contexte.

Amritsar, vue de la ville

Amritsar, vue du temple d'or

Le soir c’est rebelote, nous allons manger dans la cantine au milieu de toute cette foule. Après ça c’est l’heure de dormir. La nuit sera très très difficile car manque de chance dans notre lit il y a des petites bêtes  Je me fais mais littéralement bouffer. Ce n’est pas très marrant de s’allonger et de sentir les petites bêtes qui nous piquent. Le lendemain on va boire un chai au temple. Il y a aussi du chai gratuit toute la journée. On se promène un peu dans la ville. On refait le tour du temple et on se repose un peu.

Amritsar, Toff et un ami Sikh

On cherche aussi une pommade pour calmer nos piqures car on est bien arrangés ! Le soir nous allons manger avec nos 2 collègues dans un petit resto avant d’aller dormir. Là c’est la galère, de nouveau les petites bêtes nous piquent et j’ai toutes les peines du monde à m’endormir. Je décide donc d’aller marcher un peu au temple d’or. C’est incroyable même à 1h du matin le temple est bondé de monde. Il y a des milliers de personnes qui dorment par terre, un monde fou dans la cantine et beaucoup d’autre qui marchent autour du temple. On dirait que la nuit y’a plus de monde que le jour. Franchement c’est hallucinant moi qui pensait avoir un peu de calme c’est complètement loupé ! Je marche 1 ou 2h pour bien me fatiguer et retourne me coucher. Cette fois ce sera dodo ! Au petit matin je ne vous raconte pas le nombre de piqures en plus, ça nous gratte de partout. On le dit au gars qui gère le dortoir, il est super gêné, s’excuse milles fois et vire tous les lits de la chambre. Méthode forte le nettoyage par le vide  Pour nous c’est préparation des sacs et départ pour la station de bus pour aller au nord, dans les montagnes cette fois, à Dharamsala, retrouver un peu de fraîcheur et de calme.

Cliquer sur ce lien pour voir notre itineraire : link

Asie-carte-google.jpg

Repost 0
Published by Ga et Toff - dans 07-2011 INDE
commenter cet article
22 juillet 2011 5 22 /07 /juillet /2011 17:41

Nous voilà donc arrivés à Khajuraho, une petite ville au nord est de l’Inde, connue pour ses temples sur le Kama Sutra. Il parait que c’est là qu’est né le Kama Sutra. La nuit dans le train ne s’est pas mal passée, à par le réveil à coup de bâton sur le lit par les policiers à 7h du matin qui nous demandent de checker nos sacs. On a aussi rencontré quelques voyageurs. Il est environ 8h et le train arrive en gare. La différence est flagrante avec les autres villes mais il y a toujours les « emmerdeurs » indiens qui veulent nous amener en rickshaw à tout prix. On se trouve un petit hôtel et on s’installe dans le centre ville tout petit et bien plus tranquille que les autres grandes villes. N’allez pas imaginer qu’il n’y a pas de klaxons ou d’enfants rabatteurs mais c’est quand même beaucoup plus calme.

Khajuraho, centre ville

Quelques missions obligatoires genre déjeuné, achat de nos billets de train pour la prochaine destination, lessive et nous partons visiter le plus grand ensemble de temples de Khajuraho. Dans un grand parc super bien entretenu se trouvent 5 ou 6 temples magnifiquement sculptés.

Khajuraho, temple ouest

On y trouve beaucoup de statues dans des positions érotiques. C’est hallucinant il y en a des centaines, super bien faites, super bien finies avec beaucoup de détails.

Khajuraho, temple ouest 1

Les positions sont très flagrantes et certaines sortent de l’imaginaire.

Khajuraho, sculpture kama sutra 2

Tout est super bien conservé c’est incroyable ! Ces temples ont été construits il y a 1000 ans environ. Tous sont dédiés à une divinité hindoue. Un hindou nous explique que la culture sexuelle n’était pas enseignée à cette époque là. Beaucoup de gens venaient ici pour voir et apprendre ce que l’on ne disait pas !

Khajuraho, sculpture kama sutra 1

Cet ensemble de temple est classé au patrimoine mondial de l’humanité et fait partie des chefs d’œuvre mondiaux de l’art religieux. Ce sont aussi quelques uns des plus beaux temples indiens.

Khajuraho, statue temple ouest

2 bonnes heures sont nécessaires à faire le tour de ce 1er ensemble de temples, on est vraiment impressionné de leur beauté. De retour au guest une surprise nous attend. Alors qu’on se boit un fanta tranquille sur la terrasse, quelques oiseaux commencent à tourner dans le ciel. On regarde d’un peu plus près et en fait ce sont des perroquets ! Un peu plus tard, il y en arrive des milliers dans un bruit incroyable. Tous cherchent une place sur les quelques arbres du centre ville pour la nuit. Un spectacle qui nous laisse sans mots, on n’en revient pas. On n’a jamais vu autant d’oiseaux en même temps ! En plus des perroquets ! Franchement magnifique, on restera une heure, alors que le soleil se couche, les yeux rivés sur le ciel à observer ces oiseaux déambuler dans tous les sens.

Khajuraho, perroquets

Le soir on fait un petit tour dans le centre ville pour se trouver un petit boui boui pour manger. C’est incroyable le nombre de plats que l’on trouve sur les cartes des restaurants. En voyant l’état et la simplicité des cuisines, on se demande comment ils font pour pouvoir préparer tout ça dans un minimum de temps !!!!

Le lendemain Gaeline écrit notre prochain article alors que moi je vais faire quelques courses en ville. L’attitude des gens est vraiment différente quand je suis seul, déjà qu’avant on me proposait tout le temps de la drogue maintenant c’est pire !!! Je finis quand même par trouver un commerçant pour discuter un petit peu. On voit alors le manège des enfants qui entrent dans le magasin, me salue et, prétextant qu’ils m’ont amenés ici, veulent un tee-shirt en échange ! Les commerçants n’aiment pas ça, les touristes non plus mais il n’y a rien à faire ! J’en profite pour ramasser quelques plumes de perroquets pour notre artisanat. Nous allons ensuite louer 2 vélos et partons pour des autres séries de temples un peu plus loin du centre ville. La petite ballade en vélo est sympathique dans la campagne avoisinante, mais bien qu’il soit 4 heure de l’après midi, la chaleur est encore insupportable. Les temples à l’est de la ville sont aussi impressionnants.

Khajuraho, temple est

Tout aussi bien conservés, ils sont ornementés de dizaines de statues sur le même thème que les précédents. On a beau en avoir plein les yeux on ne se lasse pas de leur beauté. Et aussi de leur originalité par rapport à tout ce que l’on a pu voir jusque là.

Khajuraho, temple est 1

Allez imaginez une statue dans une position érotique dans une église, un temple bouddhiste ou hindouiste !!!! Incroyable non ?

Khajuraho, sculpture kama sutra

Le soir c’est rebelote, on regarde le spectacle des perroquets qui cherchent une place dans les arbres. Après le repas en compagnie de 3 français que l’on a rencontrés sur place, nous préparons nos sacs et partons à la station de train. À 23h notre train pour Varanasi quitte le quai et c’est reparti pour un nouveau voyage.

Il est environs 11h30 du matin et le train arrive en gare. Le voyage a été assez bon et le dodo aussi, malgré les incessants stop et bruits des indiens La gare de Varanasi est immense et il fait super chaud. On suit les gens et finissons par trouver la sortie. Alors maintenant c’est la guerre, des dizaines de personnes nous sautent dessus pour nous amener dans le centre ! Franchement c’est fatiguant ! On fini par trouver un cyclo-pousse pas trop cher (40 roupies 65cts d’euros) et c’est parti. Arrivés proche des ghats et des guests houses, les rabatteurs commencent leur travail. Ils discutent avec le gars du cyclo-pousse et tentent milles et une excuses pour qu’on les suivent dans leur guest. De nouveau c’est gonflant !!!!! On fini quand même par trouver l’endroit que l’on souhaite, avec bien sûr ces 2 gars à nos trousses qu’on n’a pas réussi à semer ! Bon il est grand temps d’aller manger maintenant. On se promène un peu dans les ruelles et c’est là que l’on tombe sur Jeff. Un français qui est entrain de faire un livre photo sur Varanasi. Il nous explique pleins de choses sur les coutumes locales, il nous amène sur les ghats de crémation etc…  Comme un vrai guide, en français et gratuit. Nous sommes un peu triste car c’est la saison des pluies dans le nord de l’Inde et comme il y a plu beaucoup dans les villages au dessus, le Gange et très haut. Les marches qui descendent 15m plus bas sont recouvertes d’eau et on ne peut pas se promener correctement et voir ce que l’on voit d’habitude.

Varanasi, bateaux sur le Gange

Varanasi est la ville sainte chez les hindous, c’est là qu’ils viennent pour mourir et être incinéré. Pour eux, mourir à Varanasi c’est mettre fin au cycle infernal de la réincarnation, c’est vraiment très important ! Le Gange est pour eux un fleuve sacré et ils viennent par centaine s’y baigner et se laver de leurs pêchés. Les ghats sont des endroits où les hindous viennent prier, se faire incinérer, se baigner etc….

Varanasi, baignade de purification

Autour de tout ça il y a de gros business comme celui du bois par exemple. Pour incinérer un corps il faut environ 300kg de bois que les gens achètent sur place. Pour les riches, ce sera du bois de santal très cher mais très bon et pour les pauvres du bois beaucoup moins cher. Certains ne peuvent même pas payer 300kg, alors achètent ce qu’ils peuvent et advienne que pourra !!!! Pour nous c’est très marquant de voir ça, de voir un corps qui brule !!!! Pour eux c’est une chance de se faire incinérer à Varanasi. On regarde cette scène quelques minutes et on part aussitôt de cet endroit. On voit aussi pleins de personnes décédées qui attendent de se faire incinérer. Quand il y a les marches normalement les personnes riches sont incinérées au dessus alors que les pauvres sont en bas. Là c’est chacun son tour. Pour incinérer une personne, il faut environ 3h et toute la journée les corps arrivent et attendent leur tour. Il y a environ 200 crémations par jour soit environ une toute les 7 min…………. Pour que tout se passe dans les règles, les personnes doivent se faire incinérer au maximum 24h après leur mort !!!! Imaginez un peu ce qu’ils doivent faire pour que tout se passe aussi vite !!!!! Avant de se faire incinérer, le corps est trempé dans le Gange, pour purifier l’âme et paraît-t-il que le crâne est fracturé pour laisser partir l’âme. C’est assez difficile pour nous européens de comprendre cette pratique ! Jeff nous amène ensuite dans un resto avec une jolie vue sur la ville histoire d’attendre que la pluie passe.

Varanasi, vue

Il nous montre aussi quelques photos qui seront dans son prochain livre et nous explique encore quelques trucs sur les coutumes à Varanasi. Pour les hindous, le Gange est un fleuve pur mais pour nous c’est comme un grand dépotoir. Il y a une grande majorité des morts qui sont jeté dedans à moitié incinéré, tout le monde jette ses papiers, déchets et poubelles. Les gens font leurs besoin dedans c’est vraiment dégueulasse. Le pire c’est que quand ils se baignent dans le Gange pour se nettoyer de leurs pêchés, ils boivent en même temps de l’eau ……… imaginez un peu les dysenteries et les infections qu’ils doivent attraper !

Varanasi, baignade de purification 1

Bon une bonne pluie vient de passer et nous revoilà à la découverte des petites ruelles de Varanasi. C’est super sympa car il n’y a pas de voiture seulement quelques cyclo-pousse, des motos et bien sur des vaches ……… sacrées en Inde. Elles sont de partout, au milieu de la route, dans les villes, les petites ruelles ou les entrées de maisons.

Varanasi, vache sacrée

Elles sont assez jolies et bien portantes. Les gens leurs touchent la tête ou leur mette une petite tape sur les fesses pour les faire avancer. Ils les nourrissent aussi de tous les déchets organiques qu’ils peuvent avoir.

Varanasi, vache sacrée et Toff

Au milieu des petites échoppes, des vaches et des gens on trouve notre chemin en suivant les petits pavés qui mènent à la grande route. Le soir sur un autre ghat c’est la puja qui à lieu. Une sorte d’offrande-prière pour le Gange.

Varanasi, puja 1

Une série de prêtres (brahman) hindouistes sont debout sur des planches en bois et au rythme des tablas et de l’harmonium font des rituels avec des coquillages, des cloches, des chandeliers ou encore des trucs en plumes.

Varanasi, puja

La cérémonie dure environ 1 heures sous le regard stupéfait des hindous et des touristes venus en masse dans cette ville.

Varanasi, puja 2

Le lendemain nous partons faire un tour dans les petite ruelles qui n’en finissent pas de tourner et de retourner. Il y a pleins de petites boutiques qui vendent des pierres semi-précieuses, des souvenirs, des colliers en graines, des offrandes, du thé, des cartes postales ou boissons en tous genres. En fin de journée on retrouve nos potes du train et on retourne au ghat des crémations. Notre ami est d’origine indienne et nous explique comment le regard d’un indien peut changer du tout au tout. Face à un indien qui est avec une blanche les autres indiens le regardent d’un mauvais œil, les 1ères fois qu’il est venu en Inde si se n’est pas sa femme qui réservais la chambre, pour lui c’était complet. Les indiens ne respectent pas non plus les africains, certaine fois ils peuvent se boucher le nez et leurs faire signe de dégager ! C’est plutôt choquant d’entendre ça du point de vue d’un indien. C’est vrai que quand on est blanc, on passe vraiment partout mais ce n’est pas le cas de tout le monde, il faut le savoir !!! On discute beaucoup de la culture et des habitudes des indiens ce soir là.

Varanasi, resto de rue

Cette nuit je n’ai pas trop bien dormi car il fait super chaud dans les chambres et le ventilo ne me rafraichi plus assez. En plus il fait beaucoup de bruit ce qui rend les nuits difficile. Apres avoir déjeuné et retirer de l’argent je pars me faire masser par un gars que l’on m’a recommandé. Il m’amène au milieu d’un ghat, de quelques mots chasse les gens assit, installe 2 vieux bouts de tissus, me dit de retirer mon tee-shirts et m’installe là devant tout le monde ! Je vous dis pas les regards auxquels j’ai droit  Je m’exécute et me laisse masser pendant une heure par deux gaillard plutôt habiles  trop cool 

Varanasi, massage Toff

On part ensuite visiter un autre ghat un peu plus loin dans les ruelles. Pas facile de ne pas se perdre et surtout de trouver ce que l’on cherche.

Varanasi, vue du Gange

Il fait super chaud et après 2h de marche on retourne à l’hôtel. De retour dans notre ruelle Gaeline craque pour une jupe et 2 petits hauts ! Après 1 an et demi ans avec les mêmes fringues ça fait du bien de changer un peu. En plus c’est que 6 euros le tout Ce soir c’est concert Tous les mercredis, à l’international music center il y a une représentation de musique classique indienne. 2 gars, tablas et sitar est c’est parti. On ressent que ce n’est pas de la musique apprise et jouée, c’est tout un travail et une recherche intérieure. Ils font du yoga avant de jouer et ont besoin de beaucoup de concentration. C’est tout de l’improvisation et c’est assez magnifique. Ce qui est super bien c’est qu’on est 10 dans la salle et qu’on est du coup proche des musiciens.

Varanasi, concert

En parlant avec un prêtre français vivant à Varanasi et présent ce soir là, je comprendrai que les musiciens ont interprété un hymne dédié à Krishna !

Encore une nuit difficile et agitée pour moi. Je traine à sortir de mon lit….Gaeline est là impatiente de sortir et d’aller manger ! Elle s’active donc un peu en attendant que j’émerge (linge, rangement etc.…) Nous allons ensuite faire les boutiques et acheter les quelques jolies choses que l’on a vu pour notre artisanat (pates de verre et terres cuites). Ici à Varanasi, il y a énormément de boutiques où l’on trouve beaucoup de pate de verre et quelques terres cuites. Il y a évidement beaucoup de marchands qui vendent des colliers ou des bracelets en tous genres, ainsi que des malas pour la prière.

Varanasi, vendeurs colliers

 C’est à devenir fou tant il y en a et temps c’est super joli. Nous qui adorons ça c’est difficile de faire des choix. On retourne ensuite au guest pour se reposer un peu car il fait chaud aujourd’hui. En fin de journée on essaye d’aller voir les fabricants de soie. Nous ne trouverons qu’un quartier plutôt populaire où personne ne sait où se trouvent les ateliers. Après avoir mangé dans la rue et marché pas mal nous retournons au centre ville.

Varanasi, grande rue

Ce soir nous avons RDV avec Jeff et après 10 jours sans viande, je mangerai un bon bout de poulet avec des pommes sautées Encore une nuit difficile……la chaleur, la chaleur……

Nous partons aujourd’hui dans le petit village de Sarnath où le Bouddha a fait son 1èr discourt après son éveil. C’est un des 4 sites important chez les bouddhistes. On prend un rickshaw et c’est parti. 30 min de route environ. On arrive dans un petit village beaucoup plus tranquille et avons 2 heures pour visiter les quelques sites avant que le rickshaw nous ramène. On commence par un petit temple plutôt sympa où on a quelques explications sur le Bouddha et les Jaïns. Ces gens qui se promènent tout nu, mettent un truc devant leurs bouches pour ne pas manger les insectes et ballaient en marchant pour ne pas écraser les insectes. Il doit en falloir du temps pour faire 1 km. Très intéressant. Ensuite on visite un grand parc où se trouvent un très vieux stupa et les vestiges de la colonne d’Ashoka du III siècle av. J.-C. qui était coiffée du chapiteau à 4 lions devenu l’emblème de l’Inde.

Sarnath, parc du stupa

Il y a aussi plein de ruines d’un ancien monastère, c’est un joli parc pour se promener.

Sarnath, ruines du monastère

Nous allons ensuite voir quelques temples qui se trouvent autour du site dont un Thaïlandais où se trouve un énorme Bouddha. Trop beau !  Le clou du spectacle sera l’arbre où le Bouddha à fait son 1er discourt avec son stupa et quelques statues représentant ses disciples.

Sarnath--arbre-du-1er-sermon.jpg

Après 2h de visite sous une chaleur écrasante, on reprend le rickshaw et rentrons  à Varanasi. On se promène de nouveau dans les petites rues de notre quartier et on tombe encore sur le ghat des crémations. Le Gange a commencé à descendre et on peut marcher un peu sur les marches.

Varanasi, ghat de crémation

Ils ont aussi recommencé à incinérer les riches en haut et les pauvres en bas. C’est hallucinant il y a beaucoup de boue où l’eau se trouvait et il parait qu’ils mettent des jours avant de nettoyer tout ça. C’est notre dernier jour à Varanasi alors on profite de se balader, on retourne aussi au ghat de la puja. On voit le début mais ayant commandé à manger dans notre petit resto nous n’avons pas le temps de voir toute la puja.

Varanasi, puja 3

 C’est des fois mieux de commander avant de manger car la préparation d’un repas peu prendre du temps. De 15min à 1h15 ! 

Repost 0
Published by Ga et Toff - dans 07-2011 INDE
commenter cet article
10 juillet 2011 7 10 /07 /juillet /2011 12:23

Après ces quelques jours intensifs à Madrid (visites, apéros, tapas,..) , nous revoilà dans l’avion, cette fois direction continent asiatique. Notre vol n’étant vraiment pas cher, nous faisons 2 escales techniques et une à Jeddah ou là il faut descendre et attendre quelques heures. On peut observer déjà le changement de culture, ici très arabe avec les femmes voilées et les hommes en djellaba.

Vers 2 heures du mat on remonte dans l’avion et là c’est vraiment le bordel, les gens sont super indisciplinés, ils s’asseyent  où il ne faut pas c’est le bronx avec les bagages à mains,… petit avant goût de ce qui nous attend  Nous arrivons à Delhi samedi vers midi, l’immigration se passe bien et on récupère nos sacs tranquille. Là je suis bien étonnée, l’aéroport a changé, est propre, assez neuf et beaucoup moins bordélique. Beaucoup moins de gens dans tous les coins. On prend un taxi prepaid pour aller rejoindre notre nouveau quartier, Pahar Ganj.Delhi, rue 1

Une amie nous a donné un contact d’ami et de guest là-bas. Nous sommes complètement étouffés de chaleur, il fait super chaud et humide, incroyable et en plus de la fatigue j’vous explique pas  Nous faisons donc la route en observant l’agitation de la rue, ne comprenant pas trop ce qui nous arrive, le décalage Amérique du Sud, Europe, Asie étant assez fort, il nous faut un temps d’adaptation. Avant toute chose il nous faut du sommeil, douche et sieste sont alors super appréciés  En fin de journée, nous allons découvrir ce quartier et nous familiariser gentiment avec ce nouveaux pays plein de contrastes. On est encore bien décalés… Moi je retrouve quand même plein d’odeurs, de couleurs et de goûts que j avais déjà appréciés, ça fait plaisir. Toff est un peu dans une bulle, il lui faut encore du sommeil  Nous allons ensuite réveiller nos papilles dans un petit resto. On partage un thali, un plat courant, qu’on retrouve souvent au Népal aussi : Riz, lentilles, curry de légumes, papad, et yaourt (pour calmer le spicy) !!! J’adore ces goûts et ces épices…et le chai (thé indien avec différentes épices) mmmhhhhh 

Delhi, repas

Delhi, rue 2

Le lendemain nous dormons encore beaucoup, vive le décalage horaire. Nous allons cette fois un peu plus loin dans la découverte du quartier et découvrons un peu plus l’agitation de Delhi, énorme capitale. Tout ce passe dans la rue et on se fait très souvent accoster « tu veux voir mon shop, tu veux un touk-touk ??? ». Il y a un monde fou. Des magasins en tout genre, des petits boui boui, dans la rue se mêlent les gens, les touk-touk, les vaches, les déchets, les vendeurs ambulants,…c’est assez impressionnant.

Delhi, rue

Le lendemain matin après le petit déjeuner nous voulons aller visiter old Delhi et la mosquée. Nous partons malheureusement dans la  mauvaise direction, impossible de traverser les voies du train. Un touk-touk nous annonce aussi qu’en fait le lundi, la mosquée est fermée et que ça ne sert à rien d’aller dans old Delhi. Il nous propose alors de nous emmener dans un centre d’info touristique pour recevoir une carte et des infos sur Delhi, nous acceptons. Nous arrivons dans ce centre touristique et demandons notre carte et là un petit jeu commence. Le gars nous demande combien de temps nous avons en Inde et où nous aimerions aller après Delhi. Comme nous n’avons pas encore de programme d’itinéraire, le gars commence à nous faire un itinéraire et nous dit qu’il faut faire attention avec les réservations de trains, souvent plein plusieurs jours à l’avance. Il finit par nous faire un super programme, avec tous les trains réservés sur un mois, deux jours là, un ici, une nuit dans le train, etc… Nous sommes un peu pris au dépourvu et finissons par décliner son offre. Nous on  voulait juste une carte et pas un « tour organisé ». En sortant c’est reparti, un touk-touk nous dit « mais non ce n’était pas l’office du tourisme officiel, moi je peux vous y emmener ». On se re laisse avoir  On arrive dans une deuxième agence, toujours pas gouvernementale. En fait il se dise de l’office du tourisme mais ce n’est en fait que des agences touristiques !!! On ressort avec un deuxième plan de voyage, mais toujours pas de carte, ou là là !!! Les pris qu’ils nous indiquent pour un mois avec tous les trains réservés ne sont pas exubérants mais nous on ne peut pas décider un mois à l’avance de notre itinéraire complet. Et si une ville nous plaît on ne veut pas avoir d’impératif de date !!! Et c’est sûr qu’en faisant tout par nous même on payera beaucoup moins cher. Bref  on s’est fait avoir, mais c’est intéressant de voir comment ça marche Nous rentrons au guest avec plein d’idées d’itinéraire, plein de choses dans la tête et un peu fatigué. On se fait une session ordi pour finir les articles sur l’Amérique du Sud et avoir la tête libre pour l’Inde. Le soir on rencontre deux françaises sympathiques qui finissent leur mois de voyage en Inde et qui nous donnent 2-3 bons plans. Le lendemain on déjeune encore avec elle avant leur avion et on passe le début d’aprèm à publier le blog, ça prend du temps, mais après on est  bien contents d’avoir fini  En fin d’aprèm, nous allons enfin en direction de la mosquée, Jama Masjid, impressionnante et super belle.

Delhi, Jama Masjid

Delhi, face é Jama MasjidJ’essaye ensuite d’amener Toff dans le marché des fruits secs et des épices. J’y étais allée 5 ans plus tôt mais impossible de me souvenir du chemin dans ce méandre de rues et de gens. Après avoir marché une bonne heure, demandé 150 fois aux gens, nous tombons enfin sur les noix de cajous, les pistaches, les amandes et les épices de toutes sortes. Ces étalages sont vraiment magnifiques. Nous aurons mis du temps pour trouver mais en même temps nous avons déambulé dans plein de rues intéressantes.Delhi, épices et fruits secs

Nous rentrons dans notre quartier et réservons un billet de train pour Agra pour le lendemain matin, sans problèmes. Nous avons finalement décidé d’aller dans la direction de Varanasi avant que la mousson ne soit vraiment là et ensuite nous irons nous « reposer » un peu au frais dans les montagnes au nord, vers le Cachemire ou le Ladakh. On préfère avoir bien bien chaud que beaucoup de pluie. Dernier repas à Delhi chez nos amis d’en face et préparation des sacs. A 5h30 le réveil sonne et nous voilà dans le touk-touk qui nous emmène à la gare de …. Nous appréhendons un peu le train, car on a entendu beaucoup beaucoup d’histoire sur celui-ci. Finalement c’est assez bien organisé, on trouve le quai puis notre wagon et aussi nos deux places assises. Il n’y a pas tant de monde que ça et c’est relativement clean. Première étape accomplie  Là c’est un petit choc qui nous attend. En sortant de Delhi, on peut voir que beaucoup de monde vit aux abords des rails. Les maisons sont de plus en plus petites, sales, bondées. Ce n’est pas encore la pleine saison des pluies mais il y a déjà de grandes marres d’eau remplies de déchets qui bordent les maisons. Les gens n’ayant pas de toilettes chez eux utilisent les rails pour faire leurs besoins. Quantité de gens sont dispersés sur les rails avec leur bouteille d’eau, et font leur besoins. C’est assez déroutant. Plus tard la ville laisse place à la compagne parsemée de champs. Nous rigolons bien avec la famille en face de nous. Nous arrivons finalement à Agra vers 11h du matin. On prend un touk-touk pour le quartier de Taj Ganj, tout près du Taj Mahal. Ici les gares ne sont pas souvent dans la ville ce qui nous oblige à prendre des touk-touk pour rejoindre les quartiers principaux. Ce qui n’est pas toujours chose simple car en Inde les chauffeurs de touk-touk sont souvent de mèche avec un hôtel. En fait s’il y amène des gens ils reçoivent des commissions. Il faut toujours se battre pour aller où on veut et non pas où le chauffeur veut. Nous trouvons finalement un guest pas cher tout près de l’entrés principale du Taj, on peut même l’apercevoir depuis le toit terrasse. On se prend un Lassi en discutant avec d’autres voyageurs. (Lassi, yaourt assez épais nature, sucré, ou mixé avec des fruits, très très bon). Ces deux voyageurs nous apprennent la grande nouvelle, le Taj Mahal est gratuit aujourd’hui et demain, youpie. Ça va nous permettre d’économiser 750 roupies chacun (environ 12 euros chacun). En fait chaque années, 2 jours commémore la mort de Shah Jahan, édificateur du Taj, et sont gratuits pour tous. On a vraiment de la chance. Nous passerons donc la fin de l’après midi dans l’enceinte du Taj, une construction vraiment hallucinante. Agra, Taj Mahal 1Le fait de la gratuité a par contre comme effet une foule assez impressionnante.Agra, jardins du Taj

Beaucoup de gens dans les jardins et une file assez intense pour aller à l’intérieur du Taj.

Agra, mosquée du Taj

On se met dans la queue et on observe un peu le comportement des indiens face à l’attente. En fait ils ne sont pas disciplinés et tente toujours de dépasser !!! Il y a même des gardes pour vérifier que la file se passe bien, mais dès qu’ils ont les yeux tournés, hop ça se faufile dans tout les sens, sans aucun respect de tous les gens qui ont vraiment attendu. Nous finissons par atteindre le marbre du Taj et on en fait le tour, toujours en file indienne.Agra, Taj Mahal

Nous avons la chance de pouvoir aller à l’intérieur et même de descendre dans le tombeau principal, normalement interdit au public. C’est tout petit, avec deux tombes et vraiment étouffant avec tout ce monde. Le Taj Mahal est magnifique, déjà de loin, mais de près on peut vraiment appréciés toute les sculptures et les parures de ses murs. Si on regarde bien on peut voir qu’il y a en fait plein de pierres semi-précieuses incrustées, c’est impressionnant et superbe. 

Agra, Taj incrustations

On flâne ensuite dans les jardins jusqu’au couché du soleil, avec le Taj qui teinte de différentes couleurs.Agra, Taj Mahal 2

Ah oui une chose encore typiquement indienne, les photos. Je ne sais pas pourquoi mais les indiens adorent prendre les voyageurs en photos. Soit nous tout seul soit avec un membre de la famille indienne. Des fois on passe 10 minutes à se faire photographier avec tous les membres de la famille un par un puis la photo de groupe, etc… Je ne sais pas ce qu’ils font avec ces photos après, mais ils adorent  (Peut-être on va se retrouver plein de fois sur facebook contre notre gré hihihi). Juste pour l’histoire, le Taj Mahal a été construit dans les années 1630-50, par l’empereur Shah Jahan, pour recevoir le corps de son épouse décédée en mettant au monde leur 14ème enfant. Plus de 20000 ouvriers ont travaillés dur pour accomplir cette beauté architecturale. Vraiment impressionnant. Shah Jahan fut renversé par son fils peu après et enfermé dans le fort d’Agra, d’où il put seulement contempler son œuvre, le Taj Mahal. Les minarets sur le Taj sont seulement décoratifs puisqu’une mosquée a été construite à côté. Au sous sol du Taj se trouvent les tombeaux de Shah Jahan et de son épouse défunte, nous avons eu la « chance » de pouvoir descendre dans la crypte, d’habitude fermée au public.

Le lendemain matin une surprise nous attend. On prend le p’tit déj à côté et on rencontre 2 militaires en « week-end ». On discute un peu avec eux et lorsqu’ils s’en vont ils payent notre déjeuner, vraiment hallucinant. On est impressionné par leur gentillesse spontanée. Nous retournons ensuite nous promener dans l’enceinte du Taj et visitons le petit musée, avec plans originaux et portrait de Shah Jahan.Agra, entrée Taj

Nous partons ensuite en direction du fort d’Agra. Sur la route on rencontre des chevaux et des chameaux qui tirent des petites roulottes pour transporter les gens, le plus souvent des indiens !!! Classe le transport  Agra, entre Taj et fort

Le fort a été construit en 1565 par l’empereur Akbar, tout de grès rouge.Agra, fort 1

Il a aussi été agrandi par Shah Jahan. D’abord militaire il a ensuite été utilisé comme palais puis comme prison. Les britanniques l’ont aussi utilisés comme fort de garnison. Ce fort est super grand, on déambule dans plein de pièce, labyrinthe, mosquée,…Agra, fort

et on a une jolie vue sur la Taj de loin, qui parait un peu surnaturel. Agra, Taj vu du fort

Sur quelques murs on voit aussi des pierres semi-précieuses, turquoise, agate, jade,…, c’est vraiment magnifique.

Agra, fort incrustations

Agra, fort incrustations 1

On se rend compte qu’à beaucoup endroits il manque des pierres certainement volées à différentes époques.

Notre dernier jour par ici, nous allons visiter une petite ville à environ 40 kilomètres d’Agra, Fatehpur Sikri. L’empereur Akbar fit construire ici une mosquée et plusieurs palais pour ses femmes. La mosquée domine la ville et est assez jolie.Fatehpur Sikri, mosquée 1

Fatehpur Sikri, mosquée

Les palais, les cuisines, les cours, les jardins, nous donnent un aperçu de la vie qui était menée ici quelques 500 ans plus tôt.Fatehpur Sikri, palais 1

Fatehpur Sikri, palais 3

Il y a vraiment de beaux bâtiments et de magnifiques détails architecturaux.Fatehpur Sikri, palais 2

Le bus aller-retour pour s’y rendre est vraiment pourri, mais il roule 

Ce soir nous prenons notre premier train de nuit, Agra-Khajuraho. Nous voilà à la gare vers 23h et là c’est vraiment hallucinant de voir tous ces gens couchés par terre, sur des tissus ou non, au milieu de tous ces insectes qui se promènent sur le sol !!! Nous trouvons notre wagon et notre couchette « sleeper upper bed » et on va tenter un somme jusqu’au matin.

On commence à s’habituer gentiment au brouhaha incessant et à tout ces gens qui nous accostent tout le temps, mais c’est super fatiguant. Les indiens (pas tous bien sûr) ne sont pas très respectueux entre eux ou envers nous. Ils sont assez impatients, d’où les klaxons qui n’en finissent jamais. Ils tentent toujours de vendre quelque chose et si on refuse ils insistent vraiment beaucoup, ce qui gâche un peu notre bonne humeur de temps en temps. Toff est plus ferme que moi, heureusement 

Incredible India 

Repost 0
Published by Ga et Toff - dans 07-2011 INDE
commenter cet article