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19 juillet 2010 1 19 /07 /juillet /2010 11:44

Bien que Lomé soit la capitale du pays, cela ne veut pas dire qu’on retrouve du goudron partout et au contraire !!! Les routes sont pourries et la terre ne manque pas dès que l’on quitte la route principale. Nous sommes accueillis dans la maison de l’oncle à Abide, gendarme de profession. Il a construit une magnifique maison dans la 2ème périphérie de la ville, mais comme tout en Afrique, les finissions laisse  désirer. Nous sommes entourés d’enfants et de vacarme mais passons de tranquilles journées dans ce quartier malheureusement un peu loin du centre. Ce qui ne nous empêchera pas d’aller visiter le grand marché, des rues et des rues de différentes étales, des gens partout … Nous allons aussi au marché des fétiches de Lomé.

Exterieur-du-marche-des-fetiches.jpg

Nous sommes surpris de tout ce qui peut entrer dans la composition des poudres traditionnelles (têtes de toutes sortes d’animaux allant du lézard au buffle en passant par le serpent, le singe, la chouette, le porc-épic ou encore le crocodile) !!! Ceci sert pour soigner telle maladie, cela sert de porte bonheur, ceci est un grigri pour les voyages en sécurité, ou encore une branche d’arbre qui est la « batterie » des hommes comme ils disent (viagra naturel, après tu dors plus de la nuit J)… il y a aussi des fétiches pour la protection des maisons ou pour la longue vie du couple…bref on trouve de tout et pour tout, c’est impressionnant.Interieur-du-marche-des-fetiches.jpg

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Published by Ga et Toff - dans 06-2010 TOGO
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18 juillet 2010 7 18 /07 /juillet /2010 18:08

Marché 3La route qui mène à kara est très belle avec ses paysages qui évoluent. Beaucoup de forêts de tecks sur les abords de la route et de plus en plus de collines verdoyantes.

Region-du-Nord-Togo.jpg Des petits villages aux cases rondes et de magnifiques couleurs à cause de l’orage tout proche et du coucher du soleil.

Nous arrivons à Kara de nuit et sous une pluie battante, ce qui ne m’aide pas à retrouver mon chemin, j’ai l’impression de n’avoir jamais vu cette ville, pourtant si connue. Nous retrouvons Abide, une amie chez qui nous allons loger ici. La route menant chez elle étant de terre, elle nous emmène dans un petit hôtel pour notre première nuit, payée par le papa !!! Le lendemain nous partons nous installer à la maison. Lorsque nous arrivons la maman me prend dans ses bras et dis : ça c’est ma fille ! Toff aussi a droit à une embrassade. Quel accueil  Nous nous sentons vraiment comme chez nous avec toute la famille qui nous entoure. Nous retrouvons de nouveaux parents, des frères et une sœur. C’est la période des examens du bac pour les trois jeunes et ils bossent comme des dingues ! La maison des Akim est très intéressante et nous plonge dans le quotidien des togolais.

Le papa qui nourrit sa volailleIls possèdent beaucoup d’animaux, poules, poussins, coqs, cochons et bébés, chiens, lapins, canards et bébés, pintades et pintadeaux,… bref toute une petite ferme et en un mois nous voyons tous ces animaux évoluer. C’est aussi la période des champs qui commence avec la saison des pluies. Tout l’extérieur de la maison se transforme, la terre est retournée à l’aide des dabas, le maïs est semé mais la pluie se fait un peu désirer. En plus leur maison se trouve juste à l’extérieur de Kara, dans un magnifique environnement, tout près de la rivière du même nom. Nous nous sentons bien là-bas, participons à la vie de la maison, allons chercher l’eau avec les enfants, préparons des plats (curry, osso bucco, crêpes,…) et vivons la coupe du monde en vibrant avec les africains (quelle tristesse pour le Ghana !!!). Toff est marqué par le fait que nous mangeons de nouveau sur une table, assis sur des chaises avec Abide ou le papa qui mange avec nous, on retrouve un peu le confort de chez nous, perdu ces 5 derniers mois. Nous sommes très gâtés on nous amène même des fois des croissants, ils nous préparent de bons petits plats et nous considèrent vraiment comme leurs enfants. Un soir nous avons déballés tout ce qu’il restait dans le camion et avons donné la tâche à Abide et sa maman de donner ces habits à des gens dans le besoin. C’est toujours très drôle de faire une distribution et de voir les gens s’émerveiller devant quelques habits.

S’il a bien plus la journée, la nuit des milliers des bêtes volantes sortent de leur terrier et envahissent les lampes allumées. Ce sont en fait des termites qui sortent des termitières afin de se reproduire.

Les TermitesEn battant leurs ailes, celle-ci finissent par se détacher et l’insecte peut alors se coller à une femelle pour la féconder. Pour les animaux et enfants de la maison une vraie chasse commence. Les termites sont très riches en protéines pour le bon développement des poussins, pintadeaux et canetons et très appréciées par les enfants. On les grille simplement puis on les mange. Certains les mangent vivantes mais pour mon 1er essai ce sera grillé (pas mal pour un insecte) !!

 Pendant ces quelques semaines, nous visitons le grand marché de Kara et allons rendre visite aux personnes qui m’entouraient il  y a 6 ans…ouahhh c’est incroyable de retrouver toutes ces personnes et de voir que les familles se sont agrandies J Nous avons aussi sillonnés les différents hôpitaux et cliniques de la ville pour diverses raisons et avons pu nous rendre compte de ces lieux. Pour l’hôpital, les chambres sont très simples mais défraîchies, souvent 4 ou 5 lits par pièce, certains avec moustiquaire d’autres non !!! Les visiteurs dorment souvent à l’hôpital avec le malade et lui amènent la nourriture, car l’hôpital ne s’occupe pas du tout du côté alimentation. C’est impressionnant de voir la différence avec chez nous et on a pas du tout envie d’être malade et hospitalisé ici !!! En plus il y a plein de bâtiment et si tu ne connais pas tu ne sais pas du tout où te rendre. Il y aurait bien besoin d’un grand changement et surtout d’une meilleure organisation. Pour ce qui est des cliniques elles sont souvent beaucoup plus petites et un peu plus propres. Mais la simplicité et le manque de moyen surprend quand même. On ne parle même pas des dispensaires de brousse… !!!

Nous visitons aussi plusieurs marchés de la région, toujours hauts en couleurs et odeurs (vive le sumbala :-).Marche-2.jpg

Marché 1

Marché 3

 Nous sommes aussi inviter à aller à l’enterrement d’un chef de région. Ici il y a distinction entre enterrement, après la mort du défunt et funérailles, plus ou moins une année après. Comme il s’agissait d’une personne très reconnue, beaucoup de gens sont là pour participer à l’événement et nous mangeons dans la même pièce que tous les chefs de cantons (chefs traditionnels des chefs de villages). La fanfare participe à la journée, ainsi qu’une chanteuse togolaise et des percussions traditionnelles. Le papa vient du même village et nous allons donc aussi rencontrer sa famille.

Les-chefs-de-cantons.jpg

Nous sommes invités le 21 juin (jour férié), à la cérémonie des martyres dans un petit village non loin de Kara, Pya hodo. Il s’agit d’une journée de commémoration pour les togolais morts en se battant pour leur pays. Pendant une bonne heure, toutes les chorales de la région chantent à leur tour formants en demi cercle autour du monument historiques dédiés au défunts. Ensuite une gerbe de fleur est déposée au pied du monument (amenée par nos soin de kara, c’est Tchangaï un bon ami à moi, le conseil du préfet qui nous l’a demandé), suivi d’un mini discours, et voilà.  Beaucoup de personnalité de la région se déplace pour cette occasion. La gerbe est reprise et tout le monde rentre chez lui :-)

 Nous partons pour une journée dans la partie la plus à l’est du pays, tout près de la frontière béninoise, où se trouvent des constructions d’une architecture fantastique. Maison-Tamberman.jpg

La Vallée de Tamberma et ses maisons tatas. Il s’agit en fait de l’ethnie tamberman qui était autrefois rattachée au Burkina et au Niger mais qui a fuit ces pays à cause de l’islam. En effet ils étaient animistes et ne se retrouvaient pas du tout dans la religion musulmane et pour éviter les conflits ils sont partis s’installer dans le nord du Togo et du Bénin. Ils y en a aussi qui quittais le Bénin à cause des rafles des rois du Dahomey qui capturaient des esclaves. Là ils ont construits leurs « maisons fortifications » en terre tout à fait incroyables. On entre par l’étable qui était aussi souvent l’endroit où dormait le papa, puis on passe à travers la cuisine et par un petit escalier on arrive sur le toit où on retrouve le coin des toilettes-douche, les chambres Gaeline-sur-le-grenier-Tamberman.jpget les greniers à céréales qui Grenier-tamberman.jpgforment de petites tourelles de chaque côté. De peur d’être attaqués, leurs maisons regorgent de stratagèmes contre les éventuels ennemis, comme par exemple de petits trous dans la palissade pour guetter et envoyer des flèches, des coins cachés dans la maison ou comme un autre trou sur le toit qui permettait aussi d’envoyer des flèche mais cette fois dans la maison, dans l’étable si l’ennemi était déjà rentré.

 

 

Chambre-d-une-maison-Tamberman.jpgOn rentre dans les chambres par derrière (les fesses en premier) pour guetter l’ennemi. Sur le toit on aperçoit des petits triangles en terre qui représentent en fait les vieux de la maison, les aînés. On peut ainsi savoir en entrant dans une maison combien de vieux y vivent. Après la mort du vieux, le petit monticule est détruit. 

 

 Baobab maison

Avant ces maisons les gens pouvaient aussi habiter dans les arbres et nous pouvons entrer à l’intérieur d’un baobab, complètement fou.  La région est magnifique et nous finissons par un petit tour au marché et une ou deux calebasses de tchoukoutou (bière de mil) pour nous rafraîchir 

 Foufou-et-boa.jpgJuste avant de partir de Kara nous sommes inviter chez un ami que j avais rencontré il y a 6 ans. Il ne veut pas nous laisser partir sans que nous ayons partagé un repas avec lui. Il nous a alors préparé des plats bien bien typiques…chassés par lui-même dans la brousse…de la pintade sauvage et…du BOA. Accompagnés de sauce à l’arachide et  de sauce feuille ainsi que de foufou (igname pilé) et pâte de maïs. C’était une expérience inattendue et le boa n’est finalement pas si mauvais (même si je n’ai pas pu manger la peau, un peu trop épaisse et spéciale pour moi). Toff était tout content et a bien apprécié les viandes (paske les pâtes-foufou et sauces c’est pas trop son truc :-)

Ecole-maternelle-CP1.jpg

 

 

Ca c'est une des "salles de classe" de Sadjo...

classe de CP1 (7ans), qui accueille 47 élèves...et imaginez en cas de pluie:-)))

 

 

  C’était dur de quitter la famille de kara, mais la route doit continuer :-)

La-famille.jpg

 

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Published by Ga et Toff - dans 06-2010 TOGO
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8 juillet 2010 4 08 /07 /juillet /2010 21:58

L’arrivée au Togo se fait par une petite piste très pourrie, comme souvent, rien ne change pour l’instant. Ca y est on est face aux policiers et aux douaniers. Ça reparle français, oufff… Par contre les demandes de cadeaux reprennent de bon train. C’est un peu énervant L On voit tout de suite la différence entre les deux pays et on se ressent un peu plus en Afrique. On s’arrête alors dans la petite ville de Kpalimé qui se trouve juste après les postes de douane et de police. La région est vraiment belle avec ses petites collines verdoyantes et ses maisons en terre rouge. Mais on constate que même s’il y a beaucoup de maisons en terre, il y a aussi beaucoup de maisons en béton et bien construites. Les motos sont aussi de retour car au Ghana on voyait plus de voiture que de motos. Ici c’est le contraire. On sent que ce pays est influencé par le Ghana et par le Burkina, qui lui font frontière. Nous  faisons la connaissance d’un canadien qui lui voyage en sac à dos. On passera alors le reste de la journée à discuter de nos aventures et à jouer aux cartes.

 

Au petit matin après une bonne nuit de sommeil on retrouve notre canadien et un espèce de guide qui nous colle depuis hier et partons pour visiter une cascade et les collines environnantes. Le camion, sous les consignes de notre guide, nous amène dans un chemin vraiment  incroyable et franchement, presque inaccessible. Moi-même qui conduis n’en reviens pas. Enfin on arrive dans une petite clairière et partons, sac à dos marcher un peu dans la colline. Yannick, notre guide, nous montre les plantations de cacao, de café, d’arachide, d’ananas…. Apres une petite demi-heure de descente nous voilà au pied de cette jolie cascade.

 

Cascade-kpalime.jpgOn fait un petit plouf, on mange un peu et retournons au camion. Rien d’hallucinant mais une jolie ballade dans les collines. On visite aussi un point de vue qui nous permet de nous rendre compte de l’étendue de la région et des villages. Vraiment c’est une belle région. Vue-kpalime.jpg

On voit aussi le mont Agou (986m) qui est le mont le plus haut du Togo.

 

On visite un peu la ville de Kpalimé. Les gens ici sont plutôt sympathiques, souriants et accueillants. Les enfants nous disent systématiquement bonjour avec souvent un petit geste de la main. Les gens sont très croyants et surtout très pratiquants. On trouve des animistes de moins en moins nombreux, des musulmans de plus en plus nombreux et des catholiques qui sont en majorités au Togo. Pour ce qui est de la cuisine, c’est la pâte qui est à l’honneur. La farine de maïs mélangée à l’eau est chauffée jusqu'à l’obtention d’une pate plutôt molle. Celle-ci ce mange toujours accompagnée d’une sauce soit tomate soit feuille de kapok, baobab, haricots ou gombo ou encore sauce arachide ou sauce gombo. C’est un plat qui n’est pas cher et très nourrissant. Plutôt très remplissant... On trouve aussi le foufou, le préféré de Gaeline et c’est vrai. On le prépare en cuisant les ignames à l’eau et en les écrasants de longues minutes à l’aide d’un pilon. On mange aussi cette pate avec des sauces en tous genre. Pour moi qui n’aime pas trop tout ces plats, on trouve assez facilement du riz, des pâtes, des frites d’igname et du poulet. Dans les petits restos on trouve à la carte du riz, des frites de pomme de terre, des pâtes, des petits pois, avec du bœuf, du poulet et des fois du cochon. Il faut quand même savoir que la viande en Afrique et très différente de la viande de chez nous. Tous les animaux sont élevés en plein air et presque livrés a eux-même. Le goût de la viande et sa texture en sont vraiment modifiés. La viande est souvent plus dure et plus difficile à  mâcher mais elle a vraiment plus de goût. Il faut dire que les africains n’ont pas cette culture de la bonne cuisine et se nourrissent essentiellement pour vivre, à cause du manque de moyens et de leurs habitudes alimentaires.

 

Au niveau température, la journée il fait très chaud plus de 37° à l’ombre et plus de 45° au soleil. La nuit la température redescend un peu il fait environ 29°. Le problème est que les maisons en béton emmagasinent  la chaleur la journée et la restituent la nuit. Dans une chambre la nuit il fit rarement en dessous de 33° ce qui est beaucoup pour bien dormir. Ouvrir les fenêtres et espérer un peu de vent ou dormir dehors J. C’est vrai que des fois c’est dur de dormir ou de supporter la chaleur mais on n’a pas le choix alors on fait avec. Voilà un peu le climat qui règne ici et le mode de vie. Pour nous le voyage continue plus au nord dans la ville de Kara ou Gaeline a déjà passé 3 mois il y a quelques années.

 

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Published by Ga et Toff - dans 06-2010 TOGO
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