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18 mai 2010 2 18 /05 /mai /2010 15:10

On reprend cette fois la route vers Bamako. Arrêt à Sevaré à côté de Mopti chez un pote à Lamien. C’est là qu’on va passer Pâques cette année. Au Mali Pâques n’est pas signe de fête national et de jour férié. Ici c’est un pays musulmans donc tous les magasins sont ouverts ça fais un peu bizarre car il y a quand même des catholiques et des gens qui fête ce jour. On est reçu comme d’habitude avec beaucoup de classe et un très bon repasJ. Tout y est, les frites, la salade, les alocos (bananes grillées) et les poissons grillés. Au programme de ces deux jours, jeu de carte, lessive, un peu repos et comme on a une douche à disposition ce sera grand nettoyage !

Apres avoir passé de très bons moments chez Dafra nous voilà de nouveau sur la route. Petit arrêt dodo à San à notre station service préférée pour regarder le match du jour et revoir les amis rencontrés là-bas. Le lendemain nous partons pour le barrage de Markala qui ce situe à 30 km de Ségou. C’est le barrage le plus grand d’Afrique de l’ouest. Arrivé sur place on le constate nettement il est vraiment impressionnant mais pas moyen de faire une photo. En pensant que les policiers plaisantaient j’ai pris 1 ou 2 clichées et on a donc eu droit à la confiscation de l’appareil et 15 min de discussion agitée avec les policiers. On est parti vite fait sans demander notre reste. On a un contact à Markala et on sera ce soir hébergé dans un ancien couvent.

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18 mai 2010 2 18 /05 /mai /2010 14:57


Mont Hombori

      Depuis Mopti nous prenons la route encore plus au nord-est pour aller d’abord à Hombori puis à Gao. La route est bonne sur les 200 1er Km mais les 150 d’après sont vraiment catastrophiques et on est bien content d’arriver à Hombori. Par contre la route est vraiment très belle. On se croirait en Arizona. La terre est rouge, sèche et très caillouteuse. Il y a beaucoup de petites montagnes et la plus haute d’entre elle appelé le Mont Hombori atteint 1100 m.

 

On voit aussi beaucoup de point d’eau où de grand troupeau de bœufs viennent se désaltérer. On se trouve un petit campement et on  reste 2 nuits, le temps de faire des petites visites et de savoir si la route est bonne pour les 300 derniers km jusqu'à Gao. Hombori est un petit village tout tranquille en pierre !!!!!

Hombori

Ça nous change beaucoup car jusque là on a vu des constructions en terre ou ciment mais rien d’autre. Le village est construit sur une petite montagne ce qui est aussi particulier car en Afrique les villages sont construits à plat, souvent dans la plaine. C’est incroyable de voir toutes ces cours sur plusieurs niveaux et toutes ces minis ruelles qui font penser à des passages secrets comme on aime bien. Les enfants nous invitent, Lamien et moi, à faire un petit match de foot. On accepte et c’est trop cool de jouer avec eux, ils ont une de ces patate ….. Au bout de 20 min à courir sous le soleil de midi on lâche l’affaire et nous retournons à nos visites suivis de tous les minots.

Nous reprenons la route pour Gao. On sent qu’on se rapproche du désert car tout semble de plus en plus sec. La route est toujours aussi belle avec ses couleurs rouges et or. De temps en temps on croise un ou plusieurs dromadaires et on voit au loin quelques dunes de sable.

Dromadaire-sur-la-route.jpg

 Il y a quand même un peu de végétation, c’est souvent des petits épineux, je crois des acacias. Arrivés à Gao nous cherchons comme d’hab. un coin pour dormir et on se retrouve sur le toit d’un restaurant appelé le petit dogon. L’accueil est de rigueur et le coin ma foi très sympathique. On fait un tour de ville, cherchons un petit resto pour manger. On constate qu’ici il n’y a pas de petits restos ! Cela nous surprend beaucoup ! On fini par trouver un des seul du coin et on mange une assiette de riz sauce. On va ensuite faire un tour dans un petit musée qui retrace l’histoire des songhoyes, des peuls et des touaregs et on part visiter le tombeau des Askias.

Ce tombeau qui ressemble plus à une mosquée avec ces bois qui la transperce est vraiment impressionnant. C’est un roi qui l’a fait construire avec comme consigne de l’enterrer dedans et ensuite de le fermer à jamais. Cela fait maintenant 500 ans qu’il est fermé ! Il a aussi résister à l’invasion des arabes auparavant. Les gens de la ville vénèrent l’endroit et viennent y prier, c’est vraiment impressionnant ! On peut monter au dessus du tombeau et de là on a une très belle vue sur la ville 

Tombeau des Askias

Il y a dans l’atmosphère ces derniers jours beaucoup de poussière ce qui donne l’impression d’un brouillard permanant. On ne sais pas pourquoi mais il y a un climat particulier dans cette ville à cheval entre le désert et le reste du Mali, à cheval entre les touaregs et les musulmans. On est tous d’accord de quitter le coin rapidement demain matin !

De retour a Hombori nous rencontrons le pot de Yvan (le colloc de Gaeline), on dort chez lui est tout redevient beaucoup plus normal et familial. A oui la petite anecdote du jour sur cette route plutôt correct mais quand même un peu défoncée. Nous avons perdu la plaque d’immatriculation arrière du camion. Avec Lamien, on trouve une moto et nous voilà reparti sur la route. Au bout de 40 km alors que la nuit commence a tomber et qu’on n’a pas retrouvé la plaque on fait demi-tour et là c’est la crevaison !!!! Evidement au milieu de rien, en pleine brousse, soleil couchant et pas de réseau ! Pas le choix il faut pousser la moto jusqu'à choper du réseau ! Au bout de quelques minutes à galérer Lamien me dis de partir seul avec la moto crevée et d’appeler dès que je peux. C‘est la 1er fois que je roule une moto 250 avec embrayage manuel et bien sur avec 1 pneu crevé ! Au bout de pas mal de kils je chope 1 peu de réseau mais je n’ai plus de batterie sur le téléphone. J’essaye quand même Gaeline me répond, « ouff on est ‘’sauvé’’ elle vient nous chercher y’a plus qu’a attendre »J. (Moi qui suis restée à les attendre il m’est arrivé aussi une aventure c’était la journée…alors qu’on attendait avec Ali, la station service où le camion était garé à pris feu. Il a fallu courir déplacer le camion et tout le village s’est rassemblé pour comprendre ce qu’il s’était passé, c’est là que j’ai reçu le fameux coup de téléphone et que nous sommes partis chercher les gars dans la nuit !!!)

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17 mai 2010 1 17 /05 /mai /2010 19:45

De là nous partons pour Mopti un peu plus au nord-est pour retrouver mon ami Ibrahim.

Mopti-vue-de-loin.jpg

Ça fait bien longtemps que je ne suis pas passé par là mais nous voilà dans la jolie ville entourée d’eau qu’est Mopti. Je retrouve mon ami Ibrahim et on va loger chez lui quelques jours. Au programme, visite de la vielle ville, visite de mes anciennes cultures de riz, visite du port et de ses environs et un peu de repos. On remarque que l’architecture et bien différente qu’au Burkina. Les maisons en terre possèdent plusieurs étages avec des gouttières qui ressemblent un peu à des canons.


opti vieille ville fusion

Mopti cour

Elles sont de couleurs grises avec toujours une cour centrale et beaucoup de gens, comme nous, dorment sur les toits pour éviter la chaleur.

Nous voyons aussi qu’il y a beaucoup plus de musulmans ce qui donne une mentalité bien différente du Burkina. Au port il y a énormément de pirogues et de pinasses (grosses pirogues) mais aussi des poissons séchés en pagaille et des gros blocs de sel.Mopti-le-port.jpg

Il y a un gros réseau d’échange entre Tombouctou et Mopti. Les touaregs viennent à Tombouctou pour vendre et troquer les bijoux et les blocs sel qu’ils trouvent dans le désert. Avec l’argent, ils achètent alors le riz et le thé que les pinasses amènent de Mopti et repartent à travers les dunes. Les pinasses chargées de sel repartent alors pour Mopti où le sel sera vendu pour le reste de la population. La vieille ville nous laisse aussi bouche bée car les constructions tout en terre sont si authentiques et toutes ces minis rues donne une ambiance très particulière. Y’a rien à dire c’est vraiment une belle ville.

Après une heure de pirogue nous voila arrivés à mes anciens champs de riz. Ça fait vraiment plaisir de revoir le terrain même si il n’y a plus rien. On réfléchit à une éventuelle possibilité de refaire quelques choses là-bas mais bon ce n’est pas d’actualité. On verra plus tard de toutes façons le terrain ne va pas s’envoler 

Champs-de-riz.jpg

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17 mai 2010 1 17 /05 /mai /2010 19:40

Après avoir passé un mois bien tranquille au Burkina, nous revoilà sur la route, cette fois-ci avec un nouveau compagnon. Lamien, le petit frère de Toff nous accompagne pour un mois au Mali, c’est la première fois qu’il a l’occasion de voyager en dehors du Burkina, et l’aventure recommence à 3. Nous allons visiter un peu le nord du Mali en attendant l’arrivée d’Emy, la petite sœur suisse qui va nous rejoindre dans quelques semaines à Bamako.

Nous prenons une route différente de celle que nous avions pris pour arriver au Burkina, histoire de changer de paysage et de raccourcir un peu la route !!! Pas de chance, la carte nous annonçait une belle route, mais surprise, c’est une route que personne ne prend et qui est en total état de décomposition. Il y a des trous partout et nous passons du coup beaucoup plus de temps que prévu sur ce tronçon. On ne pourrait jamais imaginer des routes pareilles chez nous !!!

Nous arrivons alors dans la moyenne ville de San. Arrêtés à une station essence pour faire le plein, on demande notre route et un coin pour dormir. Le pompiste nous propose immédiatement de dormir à la station. Agréablement surpris on accepte. Voilà notre première nuit qui s’annonce au Mali.

 Lamien-a-San.jpg

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