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17 mai 2010 1 17 /05 /mai /2010 19:38

Dans l’aprèm, nous reprenons la route en direction de Ouahigouya et dormons sur la route, à Dédougou, dans un petit campement. Les derniers 180 kms sont difficiles, il n’y a plus de goudron et la piste n’est pas des meilleures. Pas mal de tôles ondulées comme ils disent et une poussière qui nous recouvre ainsi que le camion. Même nos cheveux sont devenus roux hihihi.

Arrivés à Ouahigouya, en cherchant un guest nous tombons sur un homme génial qui nous propose de dormir dans la cour de la maison où il travaille comme gardien (bureau du médiateur du Burkina !). Nous acceptons bien volontiers et sommes accueilli super, comme d’hab. Nous partons avec lui dans le village de Konanga, où un homme a creusé pendant 5 ans pour construire une sorte de maison souterraine. Impressionnant, plusieurs pièces, même une pour la mosquée, des pots en terre et maintenant plein plein de chauves-souris.

Et nous voilà maintenant sur la route de Ougadougou, la capitale, pour aller faire quelques papiers (encore eh ouiii). Nous faisons le visa pour le Ghana, notre prochaine destination ainsi qu’un visa « entente », comprenant, la Côte d’Yvoire, le Nigeria, le Togo le Bénin et le Burkina, visa intéressant et beaucoup moins cher. Nous aurions normalement dû patienter 72h pour l’obtenir mais nous sommes tombés sur un policier, Marc, à qui nous avons demandé la route du bureau et il est venu avec nous. Là toutes les portes se sont ouvertes et notre visa s’est fait en 4 heures, la classe.

Nous avons été accueillis par Alain, un ami de Lamien (p’tit frère de Toff) qui nous a hébergé chez un ami à lui, Yacou. Celui-ci nous a laissé sa p’tite maison et nous avons bien profité. Nous sommes aussi allés les voir en répétition de musique (balafon, percu, chant, danse). Ils vont bientôt partir faire une tournée en Belgique, trop bien.

Nous avons aussi eu la pluie à Ouaga, ça fait toujours du bien quelques degrés de moins…nous avons visité un peu la ville, le nouveau quartier, avec ses beaux hôtels et bars luxes, l’aéroport, où Toff a halluciné du changement et de l’évolution. Il paraît qu’en 5 ans Ouaga a complètement changé, comme Toff dirait « c’est passé d’un petit village a une vraie ville » !

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17 mai 2010 1 17 /05 /mai /2010 19:17

Nous prenons avec nous dans le camion, Awa, la sœur à Abdoulaï qui tresse les femmes dans notre ancienne cour. Elle va voir sa grand-mère au village et on la pousse un bout sur la route. Finalement, nous arrivons au village avec elle, on ne voulait pas l’abandonner sur le goudron. On est super bien accueilli dans son village et on apprend que c est un week-end de fête. Le chef des terres est décédé une année auparavant et ce sont ses funérailles ainsi que l’intronisation du nouveau chef de terre. Il y a de la musique et de la danse samedi dans la nuit ainsi que dimanche. Nous allons aussi visiter des parcelles dédiées à la recherche de l’or. mine-dohoun.jpgDe grands projets sont en cours pour peut-être industrialiser l’endroit. Un peu plus loin, plusieurs personnes du village (puisqu’il s’agit des terres du village) font des fouilles à la main, avec des pioches et des tamis. C’est impressionnant de voir tout ce qui a pu être creusé jusqu’ici et de voir ces gens avec plein d’espoir, et peut-être d’avoir la possibilité de trouver de l’or et de changer leur quotidien un jour!!!

Comme notre route continue vers le nord, c’est le frère d’Awa qui nous accompagne cette fois, son village étant sur notre route. Nous arrivons chez lui et le lendemain, avec sa troupe de danse traditionnelle (que des hommes), ils nous font une petite démonstration, avec les costumes, la musique et le village venu voir la démo. Trop bien la danse, même Toff a dansé avec eux, pour notre grand plaisir.Troupe-Temi-Kusi.jpg

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17 mai 2010 1 17 /05 /mai /2010 19:14

Après le Mali nous sommes revenus quelques jours à Bobo, se reposer et revoir toute la famille et les amis. Notre ancienne chambre ayant été louée, nous avons emménagé dans la cour de la vieille en face, dans une maison qui tombe un peu en ruine, où nous avons juste utilisé l’ancien salon. Une nouvelle famille habite là aussi et nous sympathisons assez vite. Bobo n’a pas trop changé à part le temps qui devient un peu plus menaçant et quelques pluies qui rafraîchissent un peu l’atmosphère.

Le temps des au-revoir est arrivé cette fois et nous faisons le tour du quartier pour un dernier coucou. Avant de partir nous passons chez une amie pour lui donner la grosse boîte de craie qu’Emy nous avait apportée. Cette femme et son mari ont monté dans leur cour une petite école pour les enfants de leur quartier qui n’ont pas les moyens d’y aller. 3 bancs des tables et un tableau, une maîtresse et voilà le tour est joué, une école voit le jour. Ils donnent aussi avec l’aide d’une femme suisse, des cours de dessins pour quelques mois. En tout cas un super projet et on espère qu’il va continuer longtemps.

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28 avril 2010 3 28 /04 /avril /2010 18:10

Nous partons pour la ville de Banfora, à environ 1h30 de route de Bobo. Sur celle-ci le paysage se transforme et devient de plus en plus vert et dense. Il y a aussi des cultures de cannes à sucre et de riz. A quelques km de Banfora, par une piste, nous rejoignons le lac Tengrela, connu pour abriter une population d’hippopotame. On peut les apercevoir depuis une pirogue, mais les africains qu’on a emmené ne viennent pas avec nous, ils se découragent vite, ayant peur de ces animaux et ne sachant pas nager. (Il faut savoir que les hippos font quand même pas mal de morts chaque année). On les aperçoit qui se pavanent dans l’eau, on voit leurs oreilles et leurs yeux qui dépassent et on entend aussi  leur souffle lorsqu’il remonte à la surface. Il doit y avoir environ 10 spécimens, c’est impressionnant.  On passe quelques minutes à les observer et on profite aussi du bonheur de se retrouver au milieu d’un lac. Tout est super tranquille et apaisant J

Lac-Tengrela.jpg

De l’autre côté de la ville, par une autre piste, on rejoind un autre site avec de belles chutes d’eau. On peut se baigner et se faire masser par de jolies cascades. Beaucoup de verdure et de l’eau, ça fait du bien après plusieurs jours de ville. On doit poser le camion en bas d’une falaise et marcher une petite ½ heure en remontant la rivière. L’endroit est magnifique, l’eau et fraiche contrairement à la guinguette. Nous sommes allés deux fois là-bas, une fois avec toute la troupe une journée et une fois tous les deux pour dormir 2 nuits là-bas. 2 nuits seul dans la forêt, sans un bruit (à part quelques animaux) !!!

La-grande-cascade-de-Banfora.jpgLa-baignade-banfora.jpg

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28 avril 2010 3 28 /04 /avril /2010 16:26

Aujourd’hui nous partons pour le village de Pala. C’est un petit village à la sortie de Bobo. On y arrive par une piste en roulant environ 45 min. Nous partons avec toute l’équipe de Bolomakoté et Merengué, qui sera notre guide aujourd’hui car il est du village et il est forgerons. Les forgerons sont ceux qui forgent le métal et qui sont censés faire durer les traditions, ce sont eux qui connaissent très bien la coutume et qui règlent les problèmes entre les gens. Nous nous rendons à une fête des masques qui, dans ce village, a lieu une fois par année après les récoltes. C’est une grande fête traditionnelle pour les gens du village et ceux des alentours. Cette fête a pour but de rendre hommage aux ancêtres décédés et aussi d’initier les jeunes à la tradition des masques Bobos. Beaucoup de gens viennent pour voir les masques danser et chaque masque veut danser mieux que l’autre ce qui les met un peu en compétition.

Pala enfants

Il y en a de toutes sortes, des verts, des roses, des bleus, des jaunes, ils sont souvent très poilus et portent sur la tête un masque en bois. Il doit faire bien chaud sous cet accoutrement ! Ils arrivent en dansant de la brousse.

Pala arrivée Masques

  Ensuite chacun danse dans un cercle formé par les gens. Il y a beaucoup d’agitation, certaines personnes ont des fouets fabriqués en lanière de cuire et fouettent les gens qui se rapprochent trop des masques. Franchement vu les marques que ça laisse sur la peau, on n’a pas trop envie de se faire chicoter (ce mot paraît sympathique, mais il veut dire frapper vraiment fort !!!).

Pala équipe

 

On boit beaucoup de tchapalo, dès le matin, et on essaye de se frayer une place pour voir les masques danser. C’est très très impressionnant mais surtout magnifique. Il y a une forte agitation dans le village. On reste quelques heures en tournant de droite à gauche. Ensuite, nous partons dans la forêt qui se trouve à côté pour manger un peu et essayer d’évacuer l’alcool qui commence à monter fortement.  Là bas aussi quelques  jeunes dansent pour imiter leurs grands frères, on voit de belles figures. On retourne alors au village et on boit encore quelques calebasses.

Les choses commencent à dégénérer et on se sent de moins en moins à l’aise. Le ton peut vite monter entre tous ces gens un peu alcoolisé. C‘est alors que Merengué nous propose de partir ce qui nous rassure un peu.

C’est vraiment une belle fête mais énormément de gens ne veulent pas y participer car il y a beaucoup de bagarres et de violence. Il faut quand même dire que cette fête se déroule une fois par année et les gens sont tellement excités que ca dégénère forcement. On est bien content d’avoir vu ça mais vu le monde qu’il y a là-bas, on est content d’être maintenant à la maison.

Les-masques.jpg

Dans le quartier nous avons aussi eu la chance de voir des masques de nuits. Ceux-ci sont habillés de blanc et masqués. Les masques de nuits sortent quelques fois par an. Ils parcourent les rues, suivis de pleins d’enfants et sont là en commémoration d’une personne décédée dans l’année. Il n’y a pas besoin d’être initié pour y participer et ce sont les familles qui contribuent à cette fête (qui payent les frais de l’organisation).

Beaucoup de gens ont peur des masques, ce qui se comprend vu comme ils chicotent !!!

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29 mars 2010 1 29 /03 /mars /2010 21:32

A une vingtaine de km de Bobo se trouve une petite rivière avec un coin aménagé dans la forêt, qui se prête bien à la baignade. Inutile de dire que les gens de Bobo adorent cet endroit surtout à la saison sèche car il permet de bien se rafraîchir et de bien se reposer en sortant un peu de la ville et de la pollution. C’est toujours une grande expédition que de partir là bas car les africains on un sens de l’organisation bien différent du notre. On se donne RDV en général vers 10h, mais les derniers arrivent vers 10h30 et doivent encore charger le camion avec la glacière (pas prête) et les nattes (encore à la maison) !!!

Depart pour la guinguetteEnsuite on part mais pas pour la guinguette, pour le petit marché car il faut acheter les provisions pour le midi. Sur la route on passe chercher le dolo (bière de mil), entre 5 et 10 litres. Tout le monde descend du camion et on attend que les bidons se remplissent. Ensuite on repart chercher les avocats ou les sardines ou les poulets. Tout le monde redescend du camion et commence à s’éparpiller dans le marché, encore une fois !!! 30 min plus tard c’est reparti. On va encore chercher du pain car celui qui est juste devant nous ne convient pas (on ne sais pas pourquoi mais c’est comme ça J). Cette fois on a tout.  Ah non, il nous faut encore de l’eau. Même si l’organisation semble totalement improvisée, on se rend compte qu’il ne manque jamais rien arrivé sur place, même de quoi faire le thé J La classe !!! Arrivés sur le site vers 13h….., il faut encore discuter avec le gardien pour payer un peu moins cher les entrées vu qu’on est 15 ou 20 personnes. Cette fois on y est, les nattes sont installées et c’est parti pour la baignade (en maillot ou tout habillé pour certainsJ). Quelques belles heures de bonheur, les sourires, les giclades, les jeux de ballons, tout le monde se fait bien plaisir. Ce n’est pas dangereux car il n’y a vraiment pas beaucoup de fond (environ  30-50 cm).

A-la-guinguette.jpg
On se coule aussi. J’adore d’ailleurs me diriger vers un pote plus fort que moi et le voir détaler en courant car, ne sachant pas nager, il a peur de se retrouver la tête sous l’eau
J. Je me marre bien hihihihi, c’est un peu sadique mais c’est bien drôle. Bref on rigole beaucoup et on profite à font. On revient en fin de journée, tout  le monde est très fatigué mais on ne peut pas oublier leurs visages si contents de cette belle journée.

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29 mars 2010 1 29 /03 /mars /2010 20:44

Après avoir passé quelques jours bien fatiguant à Bamako pour nos visas et avoir traversé tout le Mali (4-5 jours en tout), nous voilà arrivé à Bobo Dioulasso secteur 6 (Bolo makoté). Là,  je retrouve tous les frères africains que je n’avais pas vus depuis 4 ans déjà. Solo et Pascale (nos potes de Suisse) sont là aussi et c’est encore de grandes retrouvailles qui commencent.

Devant la cour

On nous souhaite la bonne arrivée et la bienvenue « chez nous ». Mon petit frère Lamien nous amène dans notre  nouvel "appartement",  situé comme d’hab dans la cour d’ Abdoulaye le vieux père qui fabrique les Balafons. On a 2 pièces, une barrique d’eau (100 litres), 1 table, 3 chaises, un matelas et 1 natte. C’est simple mais suffisant et on paye 10000 CFA soit 15 euros de loyer par mois :-) On décharge le camion et avec les affaires qu’on a amené, on fini de meubler l’appartement !!!!!!

Chez nous
Dans la cours

On passe alors de nombreuses heures à dire bonjour aux gens du quartier. Je présente Gaeline à tout le monde, ravis de la rencontrer. Elle se sent déjà chez elle ! Et moi je retrouve la chaleur humaine que j’avais reçue lors de mes précédents séjours.

On est maintenant chez nous et notre vie africaine peut donc commencerJ.  Au programme, vidage et nettoyage du camion, tri et distribution des habits, lessive, vaisselle, préparation des repas(rarement), petites visites , la vie quoi !
Distribution de fringues

Voilà une des distributions d'habits merci encore pour les dons les gens étaient très très heureux:-)))

C’est vraiment cool de pouvoir se poser un peu, d’avoir un chez nous et d’être dans la vie africaine.
Bobo Dioulasso est une assez grande ville mais dans le quartier on se sent un peu comme dans un village. Tout le monde se connaît, et nous faisons vite partie du « décor ». Le quartier est divisé en carrés (grandes rues non goudronnées) et en 6 mètres (petites rues entre les carrés). Pour nous repérer où trouver un endroit on nous dit donc souvent : « 3ème carré et 6 mètres à gauche » !!! Au début ce n est pas facile mais on s y fait assez vite. Ici il fait entre 30 et 50°. Le soir quand on va se coucher il fait encore en dessus de 30° c'est pourquoi maintenant on dort dehors. 

Notre lit

 Pour les gens d’ici, la question de l’eau est omniprésente. Les robinets étant rares dans les cours, les femmes (ou particulièrement les enfants), doivent se rendre au robinet commun chaque jour, souvent à plusieurs rues de la maison. Certaines familles ont la chance d’avoir une barrique roulante de 200 litres et peuvent la pousser jusqu’au robinet, puis revenir et avec des sceaux remplir les barriques de la maison. Pour d’autres, plusieurs aller-retour sont nécessaires, sceau par sceau, porté sur la tête…sacré travail quotidien. Nous avons essayé de pousser une barrique de 200 litres et aux premiers cailloux on a fait un mètre en arrière, ce qui a bien fait rire les gens du quartier. En plus ils n’ont pas l’habitude de voir des blancs ramener de l’eau.

Preparation du 8 mars

Le 8 mars est une journée importante en Afrique, la journée de la femme. Pour marquer le coup, Christophe a proposé de faire à manger pour toute la cour. Une bonne recette en tête, il  a enrôlé les autres hommes de la cour, ils sont allés à l’abattoir chercher de la viande, et il a cuisiné pour au moins 20 personnes.  Les femmes ont donc pu se reposer un peu (pour une foisJ). Cette journée était bien rigolote. La plupart des gens achètent les pagnes du 8 mars et se font tailler des habits, ce qui rend la journée toute colorée en bleu et orange, couleur des pagnes cette année.

Preparation du 8 mars Ga et toff
8 mars
     

Sinon dans la rue principale (encore goudronnée) on trouve le petit marché avec ses tomates, carottes, salades, avocats, oignons, haricots…et les vendeuses de sceaux et autres articles en plastique (si prisés en Afrique). Il y a aussi quelques bars,  les réparateurs de motos ou de chaussures, des tailleurs, des salons de coiffure, des petits stands où l’on vend des arachides ou des mangues (la période des mangues commence doucement, mmmmh), bref plein de vie tout le temps. Ahhh oui il y a aussi les fameux cabarets, où l’on vend la bière de mil appelée ici « dolo ou tchapalo » (le fameux tchoukoutou du Togo hihihi) !!! C’est là qu’on peut déguster dans une calebasse en écoutant de la bonne musique d’ici, balafon, djembé, doum doum et bara et selon, danser avec les motivés lors des fêtes. Dans-le-cabaret.jpg

Amza prend un bain

Dans notre carré

Les filles porteuses

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