Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
4 novembre 2010 4 04 /11 /novembre /2010 12:15

Sans avoir prévenu on débarque alors à Bobo à la grande surprise de tout le monde…ils n’en reviennent pas et se demandent si c’est bien nous. Tout s’organise vite fait, on reloue notre maison qui s’écroule un peu chez la vielle, on installe notre matelas et on vide le camion. Commence alors les 1ères discutions et les 1ers clients qui défilent à la maison. En ce moment c’est la saison des pluies. Il pleut presque tous les jours ce qui ralentit un peu le business. Pour s’occuper lorsqu’il y a la pluie, on se dit qu’on pourrait faire quelque chose. Et voilà que sur les très bons cours de notre nouvel ami Draman, on se met à fabriquer des colliers. Fabrication-des-colliers.jpg

On achète quelques marchandises (fil, perles, pate de verre, terres cuites, graines etc…..) avec lui et nous voilà parti pour de longues heures de montage. Les clients pour le camion passent toujours de temps en temps et nous on se ballade aussi un peu histoire de trouver des clients. Pour l’instant les prix proposés sont un peu trop bas et on doit encore ‘’grouiller’’ pour trouver des clients.

Dans la semaine notre grande sœur Sali nous demande si on ne pourrait pas amener des gens dans un village non loin de là car une femme du coin ouvre un petit cabaret (bar à tchapalo) là-bas. Elle nous dit que tout le monde va cotiser (500 CFA, 0,80 Cts d’euros) pour mettre l’essence et aller là-bas. 

Depart pour le village

Tout le monde monte dans le camion et on nous remet la somme convenue, mais on n’accepte pas et l’argent est alors redistribué. Tout le monde nous remercie mille fois pour ce que l’on fait alors que nous, on trouve ça normal. Il faut dire qu’ici, au 1er abord, les gens semblent solidaires et généreux mais ce n’est vraiment pas le cas (sauf avec les étrangers) et que quelqu’un leurs fasse ce genre de cadeau paraît inespéré. Rien n’est gratuit normalement ! Nous voilà donc partis pour le village avec une bonne vingtaine de personnes plus les percussionnistes et les instruments. Pas possible d’inaugurer ce genre d’endroit sans musique, c’est évident.Dans-le-nouveau-cabaret.jpg

Le camion est plein à craquer et nous partons sur les pistes remplient d’énormes flaques d’eau. Franchement ce camion passe vraiment partout et dans toutes les conditions. Je pense mille fois que ça ne va pas aller mais on fini toujours par trouver la voie. Une bonne heure de route après nous arrivons dans le village il est environ 10h30. On passe par le cabaret, les percussionnistes s’installent, on boit une ou deux calebasses de tchapalo et on va faire un petit tour dans le village car c’est le jour du marché. Toujours aussi colorés et animés, les marchés en Afrique respirent de couleurs de d’odeurs. Plus tard on retourne dans le cabaret pour voir un peu les musiciens. Tout le monde commence à être bien chaud et quelques personnes commencent à danser. Les vieux sont aussi présents pour boire une calebasse ou deux.Dans-le-nouveau-cabaret-1.jpg

Il est maintenant 14h environs la fête est à sont maximum mais il ne reste plus de tchapalo L ….. Ils ont bus à environ 50 personnes, 300 litres en 4h…..pas mal non ? Il faut alors rassembler tout le monde et demander la route. Pas question de partir comme ça nous dis la responsable, il faut d’abord manger. Ils préparent alors le repas et au menu de ce midi … chenilles et tô….gloupss. Moi je mangerai les chenilles et Gaeline le tô et une ou deux chenilles J .Les-chenilles.jpg

Le tô c’est le plat typique en Afrique. C’est de la farine de mil, de maïs ou de blé mélangée avec de l’eau et cuite dans de l’eau. Ca donne une espèce de pâte blanche entre le gluant, le solide et le liquide. Cette pâte et toujours servie avec de la sauce à base de feuilles ou de quelques légumes. Franchement c‘est pas terrible mais c’est incontournable on est obligé d’en manger car dans les villages il n’y a que ça. On mange donc ce bon repas, on rassemble les troupes et c’est parti. Nous voilà de nouveau sur les pistes avec les grandes flaques d’eau. Le retour se passe sans problèmes et arrivés à la maison on dépose tout le monde au cabaret. Les vieilles nous somment de rester encore un peu car les musiciens vont jouer pour nous remercier. On reste encore une chanson ou deux et on quitte tout le monde sur les rythmes des balafons et des djembés. Il est environ 18h et on est un peu fatigué mais on a passé une vraiment bonne journée en dehors de la ville.

Partager cet article

Repost 0

commentaires